
Les Dijonnais sont rentrés de Jean Laville avec une belle fessée, et on espère qu’ils auront envie de remettre les pendules à l’heure. En recevant cette équipe de Libourne, ils ont l’occasion de se racheter, et par la même occasion, rassurer un public gagné par le doute et l’inquiétude.
A l’heure actuelle, les visiteurs occupent la dernière place du classement, avec uniquement 5 petits points au compteur. 5 défaites à l’extérieur, et 1 seul match nul ( Gueugnon ) ne font pas des visiteurs une muraille infranchissable. De ce fait, la rencontre peut paraître déséquilibrée, mais les Dijonnais ne brillent pas mieux à domicile, et ça, les Pingouins le savent très bien…. Entre une équipe incapable de s’imposer à l’extérieur, et une autre qui n’y arrive plus à domicile, espérons que le bébé ne soit pas mort né dans l’oeuf.
Les joueurs en sont conscients, il faut éviter de sombrer dans les bas-fonds du classement. Les 2 équipes ont un besoin urgent de points, même si dans la tête de certains joueurs de Libourne, ils se sont déjà faits à l’idée d’évoluer la saison prochaine en national, surtout si rien n’est fait pour renforcer cette équipe. Quoi qu’il en soit, ce match ne sera pas une partie de plaisir, et on peut compter sur Raphaël Livramento, pour trouver les mots justes, afin de bien motiver son équipe. N’oublions pas que la saison dernière, cette équipe était venue s’imposer à Gaston Gérard, sous l’impulsion d’un très bon Raphaël. On le connaît suffisamment bien, et on peut lui faire confiance pour tout donner afin de contrarier les plans Dijonnais. Le Vosgien est trop fier pour baisser les armes, alors attention car le danger veille. Il a peut être reculé d’un cran, mais il sera toujours là pour se rappeler à notre bon souvenir. D’ailleurs, c’est avec grand plaisir que les supporters vont le retrouver.
A Libourne, le danger peut venir d’un jeune Croate, Zvonimir Deranja, qu’il faut surveiller, comme l’huile sur le feu. 13 buts la saison dernière, et déjà auteur de 5 buts cette saison, au sein d’une équipe lanterne rouge, prouve bien le talent de cet attaquant. En comparaison, le meilleur buteur Dijonnais ( Steph Mangione ) n’a que 2 réalisations à son compteur. Par contre, le point faible de cette équipe de la région Bordelaise, reste incontestablement sa défense. Avec 25 buts déjà encaissés, ils ont et de loin, la plus mauvaise défense de ce championnat. Il serait bien que les Dijonnais puissent en profiter, et retrouver le chemin des filets.
Pour arriver à faire tomber ces pingouins, il serait bien que la chouette Dijonnaise se comporte comme cet aigle, qui se jette sur sa proie pour mieux la dévorer. On ne leur demande pas de courir comme des lapins, ni joueur au chat et à la souris avec son adversaire, mais simplement tisser une toile, comme le fait l’araignée pour mieux se nourrir d’insectes. En cette période de vaches maigres, on espère ne pas être, à nouveau, le dindon de la farce. En ce moment, les joueurs sont loin d’être comme un poisson dans l’eau, mais on espère qu’ils ont toujours, en eux, cette faim de loup. Cette faim de victoire, qui doit leur permettre de ressortir, fiers comme un lion, de cette confrontation avec ces pingouins Girondins. Il ne leur reste plus qu’à mettre un tigre dans leur moteur, et enclencher la première, à la place de la marche arrière. Espérons qu’il y ait toujours un pilote pour prendre les commandes du véhicule…
Pour revenir à ce match, les supportes n’espèrent qu’une seule chose : Une 2è victoire à domicile. Dans le cas contraire, il pourrait bien y avoir quelques encouragements qui tombent des tribunes, et pas seulement de celle des Dogs ou des Téméraires. On veut bien que l’on nous mette tous les défauts du monde sur le dos, mais les plus grands détracteurs ne se trouvent pas toujours, là où l’on veut bien le dire. Cette jeunesse est pleine de talents, alors qu’on les laisse s’exprimer, et ils sauront répondre présents. Qu’on les laisse jouer avec ce brin de folie qui les caractérise, et les résultats ne tarderont pas à s’imposer. Ils feront peut être des erreurs, mais on s’en fout, au moins ils auront osé et tenter quelque chose. Les « anciens » seront là pour tenir la baraque. Alors, mettons le feu à Gaston Gérard.

ON FAIT QUOI MAINTENANT?