Ils ont assuré l’essentiel, mais…

 En CDF, tout le monde s’accorde à dire que l’essentiel reste la qualification. Sur ce point, les Dijonnais ont atteint l’objectif fixé par coach Faruk. Dans cette compétition, où l’engagement est total, où il faut un vainqueur, on ne recherche pas le beau jeu, mais essentiellement de la rigueur et de la « gnac ». Sur ces 2 [...]

 En CDF, tout le monde s’accorde à dire que l’essentiel reste la qualification. Sur ce point, les Dijonnais ont atteint l’objectif fixé par coach Faruk. Dans cette compétition, où l’engagement est total, où il faut un vainqueur, on ne recherche pas le beau jeu, mais essentiellement de la rigueur et de la « gnac ». Sur ces 2 points, les Dijonnais n’ont pas déçu leurs supporters présents à Charlety.

Pour s’en convaincre, il suffit de  regarder les prestations des Parisiens et des Lyonnais, qui ont souffert pour venir à bout de leurs adveraires. Quant aux Nancéens et Niortais, incapables de sortir une équipe de rang inférieur, c’est avec la gueule de bois qu’ils doivent se réveiller ce matin. Du côté du Mans, leur coach noyera son chagrin dans un bol de rillettes, et suivra les prestations du DFCO, dans les studios de Canal Plus Sport, ça lui rappellera des souvenirs…

Avant le début de la rencontre, les joueurs Dijonnais se jettent dans les bras des uns et des autres, comme pour  trouver cette force, cette union, cette rage de vaincre qui font la différence dans ce genre de match. Un dernier salut aux nombreux supporters présents, et le match peut commencer. Stéph Mangione et David Linarès sont absents. Helder est préféré à Shumi à la pointe de l’attaque aux cotés de Christophe Mandanne. Antoine Goulard tient finalement sa place au sein de la défense centrale. Nicolas est l’électron libre, chargé d’orchestrer le jeu. Mathieu – Jacob et « Souille » sont chargés de fermer les espaces, et repousser les assauts Parisiens. La surprise est l’absence de Hervé Bato dans le 11 de départ. Certainement pour lui éviter cette pression de jouer devant son ancien public, et face à des adversaires qu’il connait bien. Même si on comprend bien la décision du coach, on reste déçu pour toute sa famille, qui avait fait le déplacement parmi nous, pour suivre cette rencontre.

L’entâme de match est à l’avantage des joueurs locaux. Ils ne se posent aucune question, et portent immédiatement le danger dans le camps Dijonnais. Leurs remuants milieux offensifs perturbent les Dijonnais, qui souffrent pour mettre le pied sur le ballon. Dès qu’ils arrivent à s’en rendre maîtres, ils sont génés par le pressing constant et engagé des Parisiens.  Les Dijonnais sont véritablement dérangés par l’explosivité des attaquants adverses, aux dribles courts et efficaces. Heureusement ils restent très maladroits dans la finition.

Les premières 45 minutes se terminent avec une seule occasion à l’avantage des Dijonnais(Tête de Mandanne ). Les Parisiens se sont montrés plus entreprenants, et on doit notre salut à la maladresse de leurs attaquants. On attend mieux de la suite, qui malheureusement, confirmera le spectacle proposé en première période. Les Parisiens sont les plus dangereux, et se procurent quelques occasions, qui font passer des frissons dans le dos des supporters Dijonnais.

Nicolas n’arrive pas à trouver les attaquants en bonne position. 1 seule occasion à mettre à l’actif des Dijonnais, mais Mandanne vient buter sur le gardien adverse, alors qu’il était en position idéale pour ouvrir le score. Le DFCO n’arrive pas à rentrer dans cette surface de réparation adverse. Le portier local passe une soirée bien tranquille, ce qui n’est pas le cas des supporters Dijonnais, qui souffrent devant les assauts répétés des Parisiens. Heureusement pour les Dijonnais, la finition reste catastrophique, mais aux points, ce sont les joueurs locaux qui sont largement devant.

Au cours de la prolongation, le shéma reste le même. Les Parisiens sont les plus entreprenants mais la fatigue commence à se faire sentir. Les courses sont moins franches, mais le danger guette toujours un DFCO en manque total d’inspiration. Barel sauve la barraque dans les ultimes secondes… ouf !! ça plie mais ça tient !

C’est seulement à l’issue de la séance des tirs au but, que les Dijonnais peuvent laisser exploser leur joie. L’essentiel est fait, le DFCO sera présent au prochain tour de la coupe de France. Un grand Merci aux 6 Dijonnais qui ont parfaitement réussi leurs tirs au but, ne laissant aucune chance au portier adverse. A 5 / 4 pour les Parisiens, Nicolas n’a pas tremblé et a fait preuve d’un courage exemplaire pour remettre les 2 équipes à égalité. On aime ou on aime pas ce genre de joueur, mais il fallait avoir un gros coeur pour frapper ce dernier pénalty de la série. Au jeu du chat et de la souris, ce sont les Parisiens qui craquent les premiers, et qui laissent à Micka Tacalfred le soin de qualifier son équipe.

Les joueurs peuvent laisser exploser leur joie. C’est avec les tripes qu’ils viennent de s’offrir le droit de disputer un 8è finale à domicile (Tours). La communion avec le public est totale. Shumi – Florian Jarjat et Seb Larcier jettent leurs maillots aux supporters, qui continuent de chanter, comme ils l’ont fait tout au long des 120 minutes. Tout le staff, tous les joueurs sont devant les supporters. Le moment est venu de faire la fête ensemble… on a souffert mais la victoire s’en trouve encore plus belle… Il n’y avait que 120 supporters Dijonnais, mais ils ont ridiculisé les 3 000 Parisiens.

Maintenant, si on doit se féliciter de cette qualif, il ne faut pas passer sous silence la prestation de nos protégés. Uniquement 2 occasions en 120 minutes, face à une équipe de national, ça reste vraiment pas glorieux. Aucun tir au but, ni de la part des attaquants, ni de la part des milieux (Nicolas – Mathieu). Aucun débordement de la part des latéraux, et une qualité de jeu qui est loin d’être rassurante pour la suite de la saison. Les prochaines rencontres ( Chateauroux et Reims ) seront capitales pour le maintien et c’est un DFCO plus entreprenant et plus réaliste qu’il faudra, sous peine de se trouver dans la charrette. On est qualifié, certes, mais on ne peut pas se permettre de répéter ce genre de prestation en championnat. Il faut hisser le niveau de jeu mais il sera très difficile de trouver la solution à ce problème récurrent depuis le mois d’aout…

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Jean Berry Jean Berry dit Jeby, nous a quitté en 2003. Sans lui ce site n’existerait pas.