Ils sont toujours vivants

 
 Que ceux qui les avaient enterrés trop rapidement se rassurent, nos favoris ne sont pas encore morts, et ils viennent de le prouver en venant à bout d’une solide formation Bastiaise.  Après la victoire face à Clermont, et le bon match nul ramené de Bretagne, les Dijonnais sont revenus du diable vauvert, pour offrir les 3 [...]

 

 Que ceux qui les avaient enterrés trop rapidement se rassurent, nos favoris ne sont pas encore morts, et ils viennent de le prouver en venant à bout d’une solide formation Bastiaise.  Après la victoire face à Clermont, et le bon match nul ramené de Bretagne, les Dijonnais sont revenus du diable vauvert, pour offrir les 3 points à un public qui commence à se prendre au jeu.  7 points lors des 3 dernières rencontres, et c’est tout le peuple rouge qui se remet à espérer. Non, le DFCO n’est pas encore mort, et il peut compter sur les encouragements des plus fidèles d’entre nous.  Des Dogs aux Tém’s, en passant pour les « non inscrits « , on ne lâchera rien et on compte bien le faire savoir, dès mardi soir, à notre prochaine victime.

Face à Bastia, toujours en course pour une évenuelle montée en L1, on sait que ce match se sera pas une partie de plaisir. Mais, ce que savent aussi les fidèles supporters, c’est que ce DFCO, façon Faruk, ne laissera plus un m² de terrain à son adversaire. Le slogan porté par le DFCO  » on ne  lâche rien « , est relayé sur le terrain par 11 guerriers, bien décidés à ne rien lâcher. 

La 1ère période ne fait pas lever les foules. Juste un corner frappé par Steph et dévié au premier poteau, fait passer une sueur froide dans le dos des supporters Corses. Malheureusement pour le DFCO, Nico arrive un poil en retard pour pouvoir pousser le cuir au fond des filets. C’est bien peu pour une équipe qui doit impérativement s’imposer, mais la suite sera d’un tout autre calibre.

A la reprise, coup de froid sur le DFCO. L’intenable Pierre Yves André, à la réception d’un coup franc, place une tête au premier poteau. Il bat Florent Perraud, masqué par une nuée de défenseurs, étrangement absents à la réception de cette balle. On se dit que le DFCO est maudit. Sur leur 1ère occasion, les visiteurs ouvrent le score, mais on se rasssure en se rappelant que les Niortais ont arraché le nul à Furiani en revenant de 0/2.

L’inquiétude des supporters est de courte durée. David Linarès dépose un ballon sur la tête du rusé Anthony Voshalo, qui se joue de toute la défense Corse.  Un but magnifique, salué par tout le public Dijonnais. Les Dijonnais ont fait le plus difficile, revenir dans la course. Il leur reste 30 minutes pour arracher cette victoire, et ils ne vont pas nous décevoir.

Anthony sent que l’adversaire du soir est sur le point de céder, et il demande l’aide du public. A partir de cet instant, c’est toute la tribune Marathon qui, petit à petit, se réveille et pousse comme un seul homme derrière son équipe. Oh, il y a bien encore quelques endormis, mais on va se charger de les réveiller. Les Dogs ont la chance d’être au premier rang, pour suivre les exploits des Dijonnais. C’est tout d’abord Jordan Loties, qui place une frappe sur le dessus de la transversale, alors que le portier visiteur est largement battu. Puis David Linarès qui envoie un missile dans la lunette, et il faut un exploit du Gardien Corse pour repousser l’échéance. Les duels deviennent de plus en plus musclés, mais il est hors de question, pour les Dijonnais, de laisser la palme du courage et de l’engagement à l’adversaire du soir. Corse ou pas Corse, le résultat est le même, les Dijonnais sont trop fiers pour laisser le moindre espace de survie aux joueurs Bastiais, qui ne trouvent pas la solution pour remettre le pied sur le ballon.

…………… Une fois de plus, le coaching s’avère gagnant…………

Coach Faruk procède à ses habituels changement qui vont s’avérer déterminants. Le puissant Shumi et le remuant Yannick Yenga, vont en faire voir de toutes les couleurs à leurs défenseurs. Au milieu de terrain, on trouve Micka Tacalfred ( étrangement sanctionné par PCL, dans le BP de ce jour avec une note de 5) dont l’engagement fait le plus grand bien à cette équipe Dijonnaise. Le coup de pied fait souffir, c’est de plus en plus douloureux, mais il en faut plus à Micka pour  jeter l’éponge. Certes, la dernière passe ou le dernier geste reste encore approximatif, mais rendons hommage au courage et à la volonté de Micka Tacalfred, qui retrouve la grande forme depuis quelques semaines. C’est encourageant pour la fin de saison, car le DFCO va avoir besoin d’hommes forts pour s’en sortir.

Il reste une poignée de minutes à jouer. Yannick Yenga dispute un ballon avec son défenseur. Ce dernier tombe et se couche sur le ballon, avant de le ramener de la main, comme un rugbyman qui marque un essai. L’arbitre semble hésiter, mais sous les cris du public retrouvé, pointe le petit rond blanc. Vu et revu à la TV, le pénalty est indiscutable, et ce n’est pas le comportement des joueurs Bastiais, ou encore moins celui du banc qui changeront quoi que ce soit. L’intox Corse bat à plein régime… entre les joueurs qui poussent l’arbitre, ceux qui chambrent Nico Sahnoun, ou ceux qui refont leurs lacets devant le ballon, on a le droit à toute la panoplie du parfait musicien. C’est de bonne guerre, mais on se dit que l’arbitre a bien de la patience, pour arriver à supporter un tel spectacle de désolation.

………. Nicolas Sahnoun, l’homme du match……..

Au bout de sa chaussure, Nico a les 3 points si précieux pour son équipe. Le moment est crucial, pourtant, il n’a pas hésité une seule seconde, et n’a laissé, à personne, le soin de frapper ce pénalty.  » Poussez vous de là les gars, je m’en charge..  » Quant on vous dit que ce mec à un caractère hors du commun. Une fois de plus il le prouve à  ses derniers détracteurs, qui commencent à changer d’avis sur le personnage. Non, Nico, tu n’es pas le derniers des cons ( voir le BP de ce jour ) et grâce à ton talent, tu permets au DFCO de prendre l’avantage, pour le plus grand plaisir de tout un stade.

Il faut encore gérer les 3 minutes de jeu. Bastia se jette à corps perdu dans la bataille, mais le jeune Florent Perraud veille au grain. Il rassure toute sa défense, en allant cueuillir les ballons chauds, sur la têtes des grands attaquants Corses. Ca pousse fort dans ces derniers moments de la partie, mais les guerriers Dijonnais ne lâchent rien. Jusqu’au bout, ils se battent comme des morts de faim, et peuvent laisser eclater leur joie, au coup de sifflet final. Le stade est debout, et tous les supporters doivent chasser le doute de leurs esprits… Cette équipe est construite pour gagner. Le message de coach Faruk transpire sur le rectangle vert, et l’avenir semble lui donner raison.

Niort retombe dans la charrette.  Boulogne – Reims et Amiens s’invitent à la table des reléguables… tout est relancé, et la prochaine journée s’annonce déjà palpitante. Rien n’est encore définitivement joué, mais avec ce que l’on voit depuis ces derniers mois, on peut raisonnablement être rassurés pour cette fin de saison. On va s’en sortir, et on vous donne rdv dans 15 jours pour la réception de Gueugnon. On garde en mémoire, la sévère déroute du match aller, et on a une petite idée de revanche derrière la tête.

Un grand Merci à toute cette équipe Dijonnaise.

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