
L’avantage d’être supporters, c’est de pouvoir s’exprimer librement, et laisser de côté de poliquement correct, imposé aux journalistes. Nous au moins, on peut crier notre joie quand l’équipe nous fait rêver, et on peut crier notre colère quand on voit la prestation d’hier soir, face à la lanterne rouge. Hier soir, les joueurs ont, tout simplement, frôlé la faute professionnelle, et ils doivent leurs saluts à Anthony Voshalo. On a pas le droit d’évoluer de la sorte, surtout à domicile et face à la lanterne rouge…
C’est ça être supporters, c’est pouvoir dire ce que l’on pense, faire ressortir nos émotions et envoyer un message à nos favoris, même si ça ne fait pas toujours plaisir, à ceux qui veulent nous imposer la pensée unique. Maintenant, que tout le monde se rassure, on ne lâchera rien. On sera toujours derrière notre équipe, jusqu’à la dernière seconde de ce championnat, et avec tout le respect que l’on doit aux joueurs. On peut être déçus, inquiets, mais on sera toujours fidèles à ce DFCO, que l’on aimerait bien voir jouer avec de meilleures intententions.
C’est quoi ce match qui nous ramène quelques mois en arrière, avec des lacunes inquiétantes, et certains joueurs qui sont complètement à la ramasse. On dit que le football est un jeu, certes c’est bien vrai mais uniquement le dimanche matin entre copains, ou le samedi après midi pour les matchs corpos. A ce niveau de la compétition le foot n’est plus un jeu, mais bel et bien un métier qui demande de l’engagement, de la concentration, de la performance et des résultats. Que ce soit à l’usine, au bureau ou devant des clients, on doit toujours donner le meilleur de nous mêmes, sinon on va droit dans le mur et on met toute l’entreprise dans la merde… C’est exactement la même chose au sein d’un club de foot, qui se veut professionnel. Certains joueurs doivent se mettre dans la tête qu’ils n’évoluent pas en national, et que la ligue 2 demande un engagement total tout au long des 90 minutes, surtout dans la situation actuelle du DFCO où le moindre faux pas se paie comptant. Il faut retrouver de la rigueur dans les duels, de la régularité et surtout faire preuve de plus d’envie. On a pas pour habitude de donner des noms, mais hier soir certains joueurs sont passés au travers de leur match. Heureusement, Flo dans les buts – Anthony et Jordan - David et Nicolas au milieu – et Shumi en attaque ont su relever le défi, et de matchs en matchs, font preuve de régularité. Il faut que le reste de l’équipe se remette à ce niveau d’exigence.
Vu le classement actuel, les résutats des concurrents directs, et cette fin de saison terrible qui nous attend, on n’a pas le droit d’être ni moyens ni mauvais. On doit être au top de sa forme, et prouver que l’on a envie de continuer l’aventure, en ligue2, avec le DFCO.
Cette première période se joue dans des conditions climatiques bien difficiles. Face au vent et à cette pluie fine, le DFCO essaie de trouver la solution. Malheureusement, notre lutin est pris à chaque fois au piège du hors jeu, et Christophe Mandane s’offre sa seule occasion de cette 1ere période. Malheureusemement, c’est Romuald Peiser qui sort vainqueur du tête à tête, et repousse en corner la tentative de l’attaquant Dijonnais. Voila le genre d’occasion qu’il ne faut pas vendanger. Comme souvent, le salut vient d’un coup franc, superbement travaillé par David Linares. Il prend toute la défense à revers, et c’est Jordan Loties qui surgit, au second poteau, pour reprendre de volée et battre le portier Gueugnonnais. On joue depuis 30 minutes, et on se dit que le DFCO a fait le plus difficile en ouvrant le score. On attend d’autres buts, face à cette équipe déjà condamnée au national. Que nini, c’est tout le contraire qui va se produire…. cardiaque s’abstenir !
………….Dijon souffre…..
En seconde période, les joueurs Dijonnais ne savent plus où ils habitent. Ils courent après le ballon sans arriver à mettre le pied dessus. Quant ils le récupérent, ils le perdent trop rapidement. Les mauvais contrôles succèdent aux mauvaises passes. C’est la désolation qui l’emporte dans les tribunes. Les forgerons déroulent un football de qualité, fait de mouvement et de passes courtes dans le dos des Dijonnais. Les visiteurs occupent mieux le terrain, et profitent des espaces béants laissés par les Dijonnais, pour s’engouffrer, et porter le danger sur le but de Florent Perraud. Les Dijonnais sont tellement à la ramasse, que tout paraît simple pour les Gueugnonnais. Est ce l’obligation de résultat, face à la lanterne rouge, qui est à l’origine de cette triste prestation ? mais l’équipe souffre terriblement, et ses supporters se demandent ce qui leur arrive. Ce sont des vagues jaunes qui s’abattent sur le but de Florent. Les Dijonnais redoublent de maladresse, et n’arrivent pas à trouver le geste juste. Coach Faruk s’agite devant son banc. Il sent que son équipe est en danger. Heureusement, les attaquants Gueugnonais manquent d’inspiration dans le dernier geste. Mais, il faut une intervention pleine d’énergie d’Anthony Voshalo, qui vole au secours de son équipe, et repousse sur sa ligne un premier ballon de but. Ca chauffe, ça plie, mais ça ne rompt toujours pas.
Malgré la domination Gueugnonaise, ce sont les Dijonnais qui se créent les occasions les plus dangereuses. C’est tout d’abord Christophe Mandane qui reprend de la tête un centre de Steph Mangione. Malheureusement, il n’arrive pas à attraper le cadre. Puis sur un énième coupe frand de « Maître David », c’est Jordan Loties qui surgit au second poteau pour le bis répétita du 1er but Dijonnais. Tout le public se lève pour saluer le second but de Jordan, mais malheureusement le cuir passe juste à côté du but de Romuad Peiser.
……….. Gueugnon revient dans la course……
A force d’être maîtres du ballon, les visiteurs vont obtenir ce que redoutent les supporters. Un ballon perdu, Christophe qui ne fait pas l’effort pour défendre et qui oblige Steph à revenir sur Bernardet. Son centre est dévié par Stéphane Mangione et prend Florent Perraud à contre pied. C’est la douche froide sur le parc des sports, mais les visiteurs obtiennent la juste récompense de leurs efforts. Ils savent très bien qu’ils viennent de mettre les Cote d’Oriens dans les pires difficultés, et ça suffit à leur bonheur.
……. Dijon a du coeur et des ressources…….
Même si la prestation Dijonnaise est faible et inquiétante, le Dijonnais a du coeur et des trippes. Sur ce but, nos favoris sont accablés. C’est le ciel qui leur tombe sur la tête, bien basse à cet instant précis. Heureusement, le public continue à les encourager, et aucun sifflet ne tombe des tribunes. Il reste une poignée de minutes à jouer, les Dijonnais se ruent à l’assaut du but de Romuald Peiser. Sur un long ballon dans la surface, s’en suit une drole de situation. Le gardien visiteur est à terre, devant un paquet de joueurs, l’arbitre sort un carton jaune pour un Dijonnais, et aussi étrange que ça puisse paraître, il donne corner pour Dijon. C’est la dernière chance pour nos favoris et toute l’équipe est dans la surface. Même le banc Dijonnais a envie de revenir sur le terrain, pour aider les copains à se sortir de ce traquenard. Les supporters sont debouts et continuent d’y croire, surtout que l’ on connaît les résultats de Niort et Libourne. On a pas le droit de laisser échapper cette victoire. C’est terrible pour le coeur, cardiaque s’abstenir !
Steph Mangione frappe ce dernier corner. Il est superbement tiré et arrive dans les 6 mètres de Peiser. Anthony et Alexis surgissent, comme des morts de faim, au premier poteau. Ils se jettent tous les 2 sur le ballon, et le poussent de la tête au fond des filets. Il faut regarder les images à la TV pour s’avoir qui a marqué ce but si important. Même les 2 acteurs n’ont pas la réponse, tellement ils se sont donnés à fond sur cette occsion. C’est bien Anthony qui touche en dernier le ballon, et offre la victoire aux Dijonnais. C’est incroyable, les Dijonnais viennent de renverser une situation bien compromise. C’est de la folie, aussi bien sur le terrain que dans les tribunes. Les visiteurs sont fous de rage, ils viennent d’être punis sur la dernière occasion du match.
OUF ! le DFCO est passé très près, trop près de la correctionnelle. Il s’en sort avec le coeur, avec les trippes, et c’est ce qu’il faut retenir de cette soirée. Ils ont réussi à trouver, au plus profond d’eux mêmes, ces ressources qui aident à rester vivants. Non, le DFCO ne veut pas mourir, mais attention car le danger veille. Face à Gueugnon, ça passe, mais face à Troyes ou Grenoble, c’est une toute autre prestation qu’il faudra proposer, sous peine de se faire méchamment corriger et retomber dans la charette.
Sur ce match, l’équipe a fait preuve de fébrilité incroyable, mais il faut retenir cette volonté de ne rien lâcher, et cette faculté à retourner au combat, même dans les moments les plus difficiles. On a souffert, on a eu les pires craintes, mais on se doit de remercier nos favoris, pour cette fin de match digne d’un roman à la Hitchcock. Aussi étrange que ça puisse paraître, l’équipe a besoin de ce genre de match, de ce genre de scénario pour se retrouver et resserer les liens. « L’équipe a besoin d’un match gagné dans la douleur et la difficulté » avait annoncé Coach Faruk dans la presse. Hier soir, il a été entendu, mais de grace, plus jamais ça ! Merci à l’homme du match, Anthony Voshalo qui, non seulement à repoussé sur sa ligne un ballon de but Gueugnonais, mais en plus il se transforme en buteur, et sauve tout un club d’une situation très compromise.

ON FAIT QUOI MAINTENANT?