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Le nombreux public présent, tout aux couleurs du DFCO, s’attend à faire la fête avec son équipe. malheureusement, au coup de sifflet final, c’est avec la tête bien basse et en courant, que les joueurs regagnent les vestiaires. Yenga, depuis le rond central, salue les marathons d’un geste rapide. Quant à Taca et Shumi, ce sont les seuls à s’approcher de la tribune pour saluer et remercier le public. Tous les autres joueurs regagnent précipitamment les vestiaires, préférant noyer leurs chagrins dans une serviette éponge, à l’abri du regard des supporters… Enfin, noyer est peut être un grand mot, vu le visage souriant et le comportement de certains joueurs à la sortie des vestiaires. Manifestement, rien ne les perturbe. Ni leurs prestations dignes d’un niveau de CFA2, ni le classement du club qui les paie. Même PCL, pourtant si digne avec l’équipe Dijonnaise, en a fait l’écho dans le BP de ce jour… comme quoi, ce comportement plutôt étrange d’une partie de l’équipe, a le don d’irriter aussi bien un journaliste (professionnel, lui) et de nombreux supporters (fidèles, eux). Heureusement, la fin de l’année approche et il est grand temps que les recruteurs se posent les vraies questions, et prennent enfin les bonnes décisions. D’ailleurs, en parlant de recruteurs, peut être faut il se poser des questions sur leurs réelles capacités à faire évoluer le club.
Si l’on revient sur cette rencontre, et avec un petit peu de recul, on se dit que l’on passe tout près du maintien. Avec 2 buts de retard, et une partie du public qui commence à siffler, les Dijonnais ont tout essayé pour revenir à la hauteur des visiteurs. A 1 / 2, l’excellent Padovani repousse une reprise magnifique de la tête de Loties, avant de s’envoler pour écarter une frappe puissante de Yenga qui file sous la barre. Si la tête de Jordan fini au fond des filets, il reste 15 minutes à jouer, et avec un public retrouvé, tout redevient possible. Pour se rassurer, retenons cette envie des joueurs Dijonnais, qui réduits à 10, repartent au combat sans parvenir à retourner une situation compromise par une erreur grossière d’Anthony, qui préfére conserver le ballon dans l’air de jeu, au lieu de l’envoyer dans les tribunes et permettre à son équipe de se replacer. La sanction est immédiate, ça fait filoche ! Mais, comment en vouloir au meilleur joueur Dijonnais de cette saison ? On a coutume de dire que le jeu demande faute…. on en a fait la triste expérience hier soir.
Eh oui, on peut refaire le monde, mais rien ne remplace la réalité. A 2 / 2, le DFCO est maintenu, mais c’est à Ajaccio qu’il faut aller chercher ce point salvateur. Pour arriver à ses fins, le DFCO peut compter sur les retours de N. Sahnoun – M. Robail – F. Jarjat et Ch. Mandane. Espérons que ce soit suffisant pour relever le niveau de jeu de notre équipe qui a l’art et la manière pour mettre tout un club dans la merde. Incapable de prendre 1 petit point en 2 rencontres, il faut réaliser l’ exploit en terre Corse pour sauver cette saison catastrophique. Heureusement, en cas de nouvelle contre-performance, on peut encore compter sur Boulogne pour nous sauver… mais attention, car à force de jouer avec le feu, on risque de s’y bruler les ailes.
Quoi qu’il en soit, on se doit de rester fidèles jusqu’au coup de sifflet final de cette saison. On continue de croire au miracle, et on attend ce dernier match de la saison avec une impatience toute particulière. Seuls les joueurs les plus courageux, ceux qui sont prêts à aller au combat, doivent faire le déplacement en Corse. A cet instant de la saison, tout se joue au moral et à la gnac. Les joueurs sont blessés, mais pas encore morts. Espérons qu’il y ait un bon medecin au sein de l’équipe, pour sauver ce qui peut encore l’être.
Jouer ce rôle de supporters n’est pas toujours évident, surtout dans les circonstances actuelles. Soit vous sifflez et vous jetez tout aux orties, et certains nous diront que vous n’êtes pas des vrais supporters. Soit, contre vents et marées, vous continuez à encourager et à remercier votre équipe, et certains nous diront qu’il faut réagir au lieu de continuer à applaudir… Voila, il faut se faire une petite place là au milieu de tous ces donneurs de leçons, et encaisser tout ce que l’on entend… n’est ce pas ? ( tout ceci n’est pas de la science fiction, mais du vécu)
Pour finir, on retiendra la rentrée intéressante d’Helder Esteves. Loin d’évoluer dans le même registre que Steph Mangione, il a su animer le jeu, et donner de la vitesse au secteur offensif. Et si le salut Dijonnais venait de ce retour ? Dans ces moments bien difficile, on s’accroche comme on peut, aux branches que l’on trouve.
Mots-clefs :filets, jordan, marathons, padovani, regard, visage
ON FAIT QUOI MAINTENANT?