Des tribunes en feu pour le 12 Lensois
Dans un premier temps, arrêtons nous sur l’ambiance et l’accueil de Bollaert. Des supporters DIjonnais qui croisent leurs homologues Lensois dans la superbe boutique, dans les cafés, sur les trottoirs avec toujours le même respect, et beaucoup de gentillesse. Il est 17 heures, le coup d’envoi est prévu dans 3 h 30 et déjà de nombreuses grappes de supporters, tous aux couleurs » Sang et Or » se déversent sur Bollaert. Du papy au petit fils, tous le monde arbore fièrement les couleurs du club. On vient en famille, on prend place sur l’herbe, tout autour du stade, et on envahit les barraques à frites. Ca risque d’être très chaud ce soir, on nous annonce + 32 000 supporters Lensois pour ce premier match de la saison. Les supporters DIjonnais arrivent dans leur tribune, sous les applaudissement du public Lensois. Ca change des insultes ou des doigts, que nous avons l’habitude de voir sur de nombreux autres stades. Les joueurs DIjonnais arrivent sur la pelouse, nous en profitons pour donner de la voix avant d’etre engloutis par la folie » Sang et Or « . Puis, arrive le coup d’envoi de cette rencontre. La Marseillaise Lensoise resonne dans le stade, avant qu’une ovation énorme soit faite à Eric Carrière, banderolles à l’appui. L’ambiance dans ce stade est énorme. Toutes les écharpes sont levées, ce qui donne un spectacle magnifique. Nous ne savons plus si nous devons regarder le match, ou les tribunes… Nos 12 heures de bus sont largement récompensées par ce spectacle de folie. Bollaert est en feu et le message envoyé à leurs favoris est très clair. Oui, le 12 Lensois existe bien, nous l’avons rencontré vendredi soir. A chaque but, l’ambiance monte d’un cran dans ce chaudron, tout acquis à la cause » Sang et Or « . Le public DIjonnais essaie bien de donner de la voix, mais comment se faire entendre face à ces 32 000 supporters qui chantent comme un seul homme. Et que dire lorsqu’à la fin de la rencontre, le Kop Lensois, qui se trouve derrière le but, se tourne vers les supporters Dijonnais, et les applaudissent pendant de très nombreuses minutes. C’est incroyable ! Il faut vraiment venir à Lens pour assiter à un tel comportement. OUI, ce public Lensois est non seulement merveilleux, mais en plus, il est d’un respect total pour l’adversaire. Aucun chambrage ( même à 3/0) Aucune insulte, et le seul doigt levé en direction des supporters DIjonnais, est le Pouce. Bravo et Respect à ce peuple Lensois, qui nous a donné une véritable leçon dans tous les domaines. Et pour finir, Eric Carrière effectue un tour de stade sous les applaudissements et les chants des fidèles supporters Lensois. » Eric avec nous » scande tout le public Lensois. IL prend le temps de saluer tous ses fans. Il profite, au maximum, de ce moment de bonheur, très rare dans ce milieu cruel. C’est le moment de quitter ce stade, dommage… on serait bien resté encore de nombreuses heures tellement on se sent bien avec ce 12 Lensois. ON peut vous affirmer que le public Dijonnais évolue en DH, face à ce public « Sang et Or ». La route est longue, très longue avant de pouvoir les atteindre…. mais ça reste un rêve.
Côté terrain, la 1ère période est entièrement DIjonnaise. Les Lensois semblent complètement à la rue, et ils sont contraints de balancer à l’aveugle. Les visiteurs sont maîtres du ballon, et il faut attendre la 30′ pour voir le premier corner Lensois. Aubameyang et Ribas se procurent 2 occasions interessantes, mais le dernier geste reste approximatif. Dommage que le DFCO ne parvienne pas à ouvrir le score, car ils vont s’en mordre les doigts. A la pause, les joueurs Lensois sortent sous qques sifflets du public » Sang et Or » tandis que les supporters DIjonnais semblent sereins et confiants pour la seconde période.
A la reprise, les Lensois ont complètement changé d’attitude. Ils sont les premiers sur les ballons, et ne laissent que les miettes à des Dijonnais bien timorés. ON se fait bouger, alors que les Lensois prennent de plus en plus le dessus. Un ballon perdu, au dela de la ligne médiane, par David Linares et c’est le contre assassin. Personne ne monte sur Milovanovic, qui place une reprise terrible au ras du poteau, pour le plus grand plaisir des supporters Lensois. Une faute de défense qui se paie comptant.
Le DFCO ne parvient plus à s’approcher du but adverse. Nos 2 attaquants sont privés de ballon et le pire arrive lorsque Ribas se fait exclure pour simulation de pénalty. Le coach ne change pas sa disposition tactique sur le terrain, ce qui nous semble être une erreur. A 10, ne fallait il pas faire sortir Morisot et jouer en 4 / 4 / 1 avec la rentrée de Boateng sur le coté gauche pour fermer le couloir. Au contraire, on reste dans le 4 / 1 / 3 / 1 qui permet à l’adversaire d’utiliser les couloirs pour venir enfoncer le clou. A la 70′, coach Faruk procède à son premier changement. Etrangement, Mandane remplace Loties, pour le plus grand bien des joueurs Lensois, qui ne trouveront plus le puissant Dijonnais sur leur route. D’ailleurs, il ne faut pas attendre trop longtemps pour se faire corriger… uniquement 2 minutes. C’est ce qui se produit à la 72′, grace à une reprise victorieuse de Roudet, à la réception d’un superbe centre de Demont. A 2 / 0, la messe est dite, et on se remet en mémoire le fameux 5 / 0 de Nantes face à Reims de la saison dernière, tellement les Lensois mettent du rythme dans cette rencontre, bien aidés en cela par un public debout et déchainé, qui pousse comme un seul homme derrière leurs favoris.
Les rentrées tardives de Batomenila et Boateng redonnent un meilleur équilibre à l’équipe, ce qui n’empêche pas Monnet-Paquent, qui vient de rentrer, de corser un petit peu plus l’addition. Une erreur de placement de la défense Dijonnaise, et la punition est immédiate. 3 actions Lensoises et 3 filoches, voila le genre de réalisme dont devrait s’inspirer les DIjonnais pour les matchs à venir. Un dernier frisson dans le dos des Dijonnais, avec une frappe sur la base du poteau de Landry Bonnefoi. Heureusement, le dernier mot revient à des Dijonnais, dominés mais courageux. Une montée tout en puissance de Bato, et c’est Charles Boateng qui réduit le score. Eh oui, avec leurs rentrées, les remplaçants ont donné un souffle nouveau à l’équipe…. mais ne sont ils pas rentrés trop tardivement ? La rencontre face à Strasbourg s’annonce déjà comme un tournant. Le DFCO est rapidement dans la bain de cette nouvelle saison, nous aussi.

ON FAIT QUOI MAINTENANT?