DFCO : l’Art de se faire peur

  La Chouette s’impose dans la douleur.
Le DFCO reste sur des résultats catastrophiques. Uniquement 1 point lors des 3 derniers matchs, et la zone rouge qui se rapproche à grands pas. Les résultats ne sont plus en adéquation avec les objectifs fixés par le Président. On sait tous que dans l’entourage du club, la pression [...]

  La Chouette s’impose dans la douleur.

Le DFCO reste sur des résultats catastrophiques. Uniquement 1 point lors des 3 derniers matchs, et la zone rouge qui se rapproche à grands pas. Les résultats ne sont plus en adéquation avec les objectifs fixés par le Président. On sait tous que dans l’entourage du club, la pression est énorme. On imagine cette tension, qu’il y a du avoir tout au long de la semaine, dans les couloirs des Poussots.

Le vent de la révolte 

En recevant une équipe Nimoise mal en point, le DFCO a l’occasion de faire taire ses détracteurs, et repartir de l’avant. Gonflés à bloc, les joueurs locaux prennent le match à leur compte. Ils démarrent pied au plancher, et ouvrent la marque sur leur première occasion. La touche de « mammouth » effectuée par H. Batoménila est déviée de la tête par S. Ribas, pour l’opportuniste P. AUbemeyang, qui se jette au premier poteau et devance la sortie du portier visiteur.

Le DFCO ne se contente pas de cette avance, et prive son adversaire de ballon. Nimes est complètement à la rue, et souffre face à l’aisance technique de son adversaire. Dijon presse son adversaire et récupère le ballon dans les 18 mètres adverses, grace au travail d’un remarquable J. Loties présent dans tous les bon coups. Son tacle ravageur lui permet de prendre le dessus sur son adversaire, et adresse un centre, en 2 temps, sur un Ribas étrangement seul au second poteau. Sa reprise de la tête fait mouche pour le plus grand plaisir des seulement…. 3 000 spectateurs présents. A noter cette affluence qui devient de plus en plus problématique. Espérant que la nouvelle tribune apporte un souffle nouveau, et on compte sur les dirigeants pour adapter au mieux les tarifs.

On joue à peine depuis 20 minutes, et voila nos favoris qui mènent 2/0, sur un adversaire qui peine pour rester dans la partie. On se dit que ça peut se terminer en fessée, pour le plus grand bien d’un goal-avérage encore en notre défaveur.  Malheureusement, la suite ne sera pas à la hauteur de ce début de match. Le DFCO frolant, même, la correctionnelle.

Quand la défense Dijonnais prend l’eau.

Menée 0 / 2 à l’extérieur, les Nimois sont touchés mais sont loin d’être KO. D’ailleurs, ils vont le prouver en prenant le dessus sur une équipe Dijonnaise qui ne sait plus comment prendre ce match. Faut il continuer de prendre le jeu à son compte ?  ou faut il laisser l’initiative à l’adversaire et le prendre en contre ?  Manifestement, le DFCO n’y est plus et laisse les visiteurs revenir dans la partie. Le dernier quart d’heure est à l’avantage des Crocodiles, qui se ruent à l’assaut du but de L. Bonnefoy.  Le portier Dijonnais repousse 2 tentatives très chaudes, avant de s’incliner sur un but de R. Malm, que tout un stade sentir venir.

Sur un corner, seul S. Morisot se sent concerné par l’action. Ses coéquipiers sont étrangers absents, pour ne pas dire désinteressés par le ballon. Les 2 attaquants Nimois prennent le dessus sur les 8 défenseurs Dijonnais. Personne  au pressing sur le seul R. Malm, qui n’a plus qu’à catapulter le ballon au fond des filets du pauvre L. Bonnefoy, laissé à son triste sort par ses coéquipiers. Voila, une fois de plus, le DFCO ne sait pas gérer son avantage au score, et permet à son adversaire de reprendre confiance. On peut dire ce que l’on veut, chercher toutes les excuses possibles, une chose est sure : Toute l’équipe est coupable de ce relachement incroyable. Quant on est dans la surface, c’est pour disputer le ballon à son adversaire, et pas seulement pour faire du nombre…

Le néant pour les 45 minutes à venir.

En seconde période, les mouches ont changé d’âne, et ce sont les Nimois qui font courir leurs adversaires. Le DFCO s’en remet au seul E. Carrière pour trouver la solution. Hervé Batomenila a bien essayé de secouer le cocotier, mais sans jamais trouver ses attaquants. Au contraire, sur un contre très bien mené par des Nimois entreprenants, R. Malm seul dans la surface n’ose pas prendre ses responsabilités, et donne en retrait à Kroupi, seul au point de pénlaty. Ca prend l’eau au sein de la défense Dijonnaise, et il faut un retour, en catastrophe, de P. Aubameyang qui se jette dans les pied de l’attaquant Nimois. OUF ! c’est simplement un corner qui s’en suit, grace à la détermination de l’attaquant Dijonnais, revenu prêter main forte à une défense malmenée. Ca chauffe, ça chauffe et on se dit que le match est bien loin d’être terminé. Le danger est bien présent, les supporters ont le collon dans les chaussettes, et se lèvent pour encourager leurs favoris qui en ont bien besoin.

Il reste une poignée de minutes à jouer, lorsque l’arbitre montre le point de pénalty. L’action se déroule devant les Téméraires, fous de rage et qui le font savoir à l’homme en noir. Bien évidemment, cette haine passagère ne sert à rien du tout, si ce n’est à mettre la pression sur R. Malm, qui voit sa frappe touchée le poteau, avant de sortir des limites du terrain. Sur cette action plus que litigieuse, personne ne voit la faute DIjonnaise, alors qu’une main flagrante d’un joueur Nimois n’est pas sifflée par un arbitre qui a décidé de faire basculer la rencontre. L’injustice est réparée !

A la suite de ce pénalty manqué, Nimes accuse le coup, et le DFCO reprend le dessus sur un adversaire désabusé par ce manque de réalisme. Dijon finit plus fort que les Nimois, et manque d’un rien l’estocade. Eric Carrière se joue de toute la défense Nimoise, mais n’arrive pas à concrétiser. Puis, c’est au tour de Rémy Souyeux d’être dangereux. Sa tête plongeante n’est pas récompensée, le ballon passe au ras du poteau.

Les 4 minutes supplémentaires sont interminables. Le public est debout et pousse, comme un seul homme, derrière son équipe. Nos favoris sont sur tous les ballons et ne veulent pas laisser échapper ces 3 points si précieux. Leur courage est enfin récompensé, l’arbitre siffle la fin sur ce score de 2/1 en faveur d’une équipe DIjonnaise qui a soufflé le meilleur et le pire. Les visiteurs peuvent s’en mordre le doigts. Avec un petit peu plus de réussite, ils avaient l’occasion de repartir avec 1 points, voire plus. 

L’essentiel est fait, le DFCO vient de prendre les 3 points, et évite de tomber dans une crise qui aurait pu laisser des trace. Avec cette victoire, on revient dans la première partie du championnat, avant d’aller affronter des Clermontois qui ne nous ont jamais réussis. Attention, toutefois, de ne plus réaliser ce genre de scénario, car ce qui passe avec Nimes, ne passera certainement pas avec Troyes ou Amiens. Nos ptits gars doivent tirer les enseignements de cette seconde période catastrophique, qui a vu une équipe DIjonnaise complètement dépassée par un adversaire plus entreprenant.

Le DFCO est passé de la lumière à l’obscurité complète. L’aisance technique et la maîtrise de son sujet, ont laissé place au doute et à la crispation. Coach Faruk doit trouver les solutions, afin que l’équipe ne présente plus ce genre de copie… SVP,  plus jamais ça !

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