Le compte n’y est pas. C’est triste.
Le DFCO a l’occasion d’attraper la 8è place avant de se déplacer chez l’ogre Angevin. Pour ce faire, encore faut il parvenir à faire plier une équipe Troyenne, décidée à vendre chèrement sa peau. Dijon rentre immédiatement dans le match, et vient inquiéter une défense Troyenne endormie. On joue à peine depuis une poignée de minutes, lorsque Alexis Zywiecki place une tête terrible repoussée en corner par un Cyrille Mervile des grands soirs, alors que tout le public voyait l’ouverture du score. Sur le corner qui s’en suit, une déviation de la tête finit sur la transversale, avant d’être dégagé en catastrophe par une équipe visiteuse à la peine.
On se dit que les DIjonnais sont morts de faim, et on s’attend à une grande performance de la part de nos favoris. Puis, petit à petit, les visiteurs vont reprendre l’initiative. Dijon est en manque cruel d’imagination, tandis que les Troyens font preuve d’une maladresse inquiétante. Heureusement pour un Landry Bonnefoi, qui ne rassure toujours pas son public, et qui souffre toujours autant dans les relances au pied. C’est le choix du coach et même si l’on ne partage pas son avis, on le respecte et on serre les dents pour ne pas dire les fesses.
Troyes se procure 2 ou 3 occasions intéressantes, mais que ce soit Titi Buengo ou Yahia Kébé, ils n’arrivent pas à trouver le cadre, et arrosent généreusement les nouveaux sièges de la tribune Nord. Malheureusement, à force de pousser, ils vont être récompensés. Sur un long ballon qui semble anodin, la défense centrale Dijonnaise est curieusement absente. L’opportuniste Buengo est à la réception du ballon, et sa reprise astucieuse de la tête, lobe un Landry Bonnefoi resté sans réaction.
Voila le DFCO mené sur sa pelouse, et on se dit qu’il sera bien difficle de revenir à la hauteur des visiteurs. Les latéraux DIjonnais, usés par un début de saison éprouvant, n’arrivent plus à faire le surnombre… Pierre Aubameyang est complètement à la rue, et n’apporte aucune solution à ses partenaires ( est il déjà à Auxerre ? )…. Sébatian Ribas est bien pris par ses gardes du corps, et ne se procure aucune occasion……. Quant au reste de l’équipe, elle est orpheline d’un offensif droit, et penche à gauche pour le plus grand bonheur des visiteurs, qui repoussent avec facilité les rares tentatives Dijonnaises.
A la pause, ce sont les visiteurs qui font la course en tête. A ce moment de la rencontre, les commentaires laissent exprimer des doutes et des inquiétudes. Heureusement, on rencontre des supporters qui positivent, et gardent une confiance aveugle au coach et à l’équipe. » On est mieux que la saison dernière. On compte 4 points de plus, alors qu’il reste encore 2 matchs à jouer avant les matchs retours « Pourtant, les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances, et ça Personne ne peut le nier. Avec 21 points en 17 matchs, c’est vraiment trop peu pour pouvoir rivaliser avec les meilleurs. Une bonne équipe doit avoir une moyenne de 1 . 5 point par match. C’est le cas des Angevins, futurs adversaires du DFCO, qui pointent à la 5è place, avec 28 points au compteur. N’oublions pas que la 5è place reste l’objectif d’un coach, que l’on a trouvé très affuté vendredi soir… Ce n’est pas cracher dans la soupe, que d’avouer qu’à ce stade de la compétition, le DFCO rivalise avec les équipes moyennes, et pas du tout avec les favoris. C’est derrière que l’on regarde et pas devant, car le danger vient des équipes qui nous suivent. Heureusement que Chateauroux n’arrive pas à se défaire d’une équipe Nimoise accrocheuse. Et heureusement que le stade de Reims reste toujours dans les starting, sinon ça pourrait faire désordre au sein du DFCO.
A la reprise, aucun changement dans l’équipe Dijonnaise. On prend les mêmes et on recommence. Une fois de plus, le début de partie est à l’avantage des Dijonnais. Sur leur première occasion, ils se procurent un corner très bien frappé par Mathieu Robail. A la réception, Alexis Zywiecki saute plus haut que tout le monde, et place une tête rageuse qui fracasse la transversale. On se dit que Dijon est maudit. La chance a choisi son camp. La suite sera moins interessante, le ballon va d’un camp à l’autre, sans que les gardiens soient mis en difficultés.
Il reste 30 minutes à jouer lorsque le coach se décide enfin à procéder à des changements. Flo Jarjat laisse sa place à Ch. Boateng et P. Aubameyang, totalement transparent hier soir, laisse sa place à un Rémy Souyeux, ce qui va donner plus de mouvement et d’agressivité à l’attaque Dijonnaise. Est ce le fruit du hasard ? toujours est il que 5 minutes après ces changements, le DFCO se voit accorder un pénalty pour une main d’un défenseur dans la surface de répartion. C’est le capitaine D.Linarès que se charge de la sanction, face à un Merville au top de la comédie. La première tentative est repoussée dans les pieds d’un Dijonnais qui pousse le cuir au fond des filets. Malheureusement l’arbitre refuse le but et redonne le pénalty à retirer car le portier Troyen n’était pas resté sur sa ligne. Encore qques secondes de comédie avant de se remettre dans les buts, mais il en faut plus au capitaine Dijonnais pour le perturber. Sa frappe appuyée est touchée par Merville, mais finit au fond des filets, pour le plus grand soulagement des supporters. Dijon a fait l’impossible, revenir au score face à une défense musclée et renforcée.
Dès la remise en jeu, les visiteurs se jettent à l’assaut du but Dijonnais, et reprennent l’avantage. Ce n’est pas moins de 6 joueurs qui prennent possession de la surface de réparation Dijonnaise. Heureusement, l’arbitre a vu une faute sur un défenseur Dijonnais, alors que Landry Bonnefoi était sorti d’une manière hasardeuse. Les visiteurs sont fous de rage et le font savoir au référé. Les 10 minutes qui s’en suivent sont totalement à l’avantage des Troyens qui veulent repartir avec la victoire. Ils s’en donnent les moyens, et attaquent en nombre le but Dijonnais. Il ne reste que 2 joueurs en défense, alors que le reste de l’équipe se projettent en avant. Ce sont des vagues Troyennes, que les défenseurs Dijonnnais s’appliquent à repousser jusqu’au coup de sifflet final.
Une fois de plus, le couperet est passé très près. Il a fallu une débauche d’énergie incroyable, pour ne pas sombrer. Si le DFCO est en manque de réalisme offensif, on ne peut pas lui reprocher un manque de courage et de volonté. Ils compensent des faiblesses techniques, par une volonté à toute épreuve. Le DFCO n’agit pas, il réagit. On attend avec impatience le retour du lutin, en espérant que son retour va apporter ce brin de folie qu’il manque actuellement à notre équipe. Autre question que beaucoup d’observateurs se posent : » pourquoi se priver de Hervé Batomenila en milieu droit, juste devant Arnaud Lebrun et aux côtés de Eric Carrière » C’est l’un des rares joueurs capables de mettre de la folie dans l’équipe, et venir provoquer ses adversaires. Il a certainement quelques lacunes, mais ce n’est pas en le laissant sur le banc qu’il arrivera à les effacer. C’est un jeune joueur, susceptible d’apporter beaucoup à ses partenaires. Il a, certes, les défauts de la jeunesse, mais en prenant des jeunes joueurs, on s’expose à ce genre de soucis. On a comme l’impression qu’il n’a pas la confiance du coach, tout comme Florent Perraut n’a plus celle de l’entraineur des gardiens. Pour avoir les réponses, il suffit de leur poser les questions. Chose que l’on va essayer de faire, dès que nous en aurons la possibilité.
Eric Carrière, trop isolé, ne peut pas débloquer la situation à lui tout seul. Lorsqu’il est en possession du ballon, il n’a que 2 possibiiltés : soit il donne en retrait pour ses défenseurs, soit il donne sur le côté gauche à Mathieu Robail, qui est le seul joueur à offrir des possibilités offensives. A la pointe de l’attaque, Pierre Aubameyang et Sebastian RIbas se marchent sur les pieds, et sont bien muselés par une défense qui veille au grain. D’ailleurs, aucun des 2 attaquants ne s’est procuré la moindre occasion tout au long de la rencontre. C’est dire la pauvreté offensive proposée par nos favoris. Pour ceux qui en doutent, essayez de vous rappeler le nombre de tirs au but, (aucun) et le nombre d’occasions dangereuses (2). Merville n’a eu qu’une seule intervention à faire dès la première minute de jeu, puis plur rien. C’est beaucoup trop peu, pour une équipe qui évolue à domicile, et qui a besoin de points. Coach Faruk avait promis 7 points avant la pause, pour l’instant le compte n’y est pas.
Hier soir, les Troyens se sont comportés comme des prétendants à la montée. Ils ont été suppérieurs à une équipe DIjonnaise, en manque de solutions offensives. Heureusement que la charnière Loties/Zywiecki nous sort un grand match, sinon le résultat aurait été à l’avantage des visiteurs. Il reste l’énigme Pierre Aubameyang, on va voir comment le coach va la gérer… Attention car le prochain déplacement en terre Angevine, chez notre AMi Charly DIERS, risque de se révéler très périlleux.

ON FAIT QUOI MAINTENANT?