Scénario à la Hitchcock

  A prendre comme un simple avertissement
Il y a des fois ou il ne faut pas arriver en retard au stade, et il y a des fois ou il ne faut surtout pas partir avant le coup de sifflet final…. Face à Amiens, les spectateurs déçus qui ont quitté le parc des sports, ont dû [...]

  A prendre comme un simple avertissement

Il y a des fois ou il ne faut pas arriver en retard au stade, et il y a des fois ou il ne faut surtout pas partir avant le coup de sifflet final…. Face à Amiens, les spectateurs déçus qui ont quitté le parc des sports, ont dû avoir une belle surprise en lisant le Bien Public de ce jour…. En effet, à l’issue d’une fin de rencontre incroyable, les Dijonnais ont réussi à retourner une équipe Amiénoise qui se voyait trop beau. Au coup de sifflet final, ce sont bel et bien nos favoris qui pouvaient laisser éclater leur joie. Attention toutefois à ne pas se voiler la face, cette victoire relève plus d’un miracle que d’une supériorité technique et physique.

Voila, on pourrait terminer notre article sur ces 3 dernières minutes, tellement le reste de la partie était d’une tristesse à mourir. Toutefois, on se doit de répondre aux critiques, et remettre l’église au milieu du village. Oui, au milieu de la seconde période, une bonne partie des Téméraires ont scandé  » Mercato, Mercato « , mais ce message était il réellement injurieux, ou justifié ?  Pour éviter d’entendre un tel message de la part des supporters, ce n’est pas compliqué. Il suffit de hausser le niveau de jeu – il suffit d’éviter d’accumuler les passes à l’adversaire – il suffit de se faire violence sur le terrain, et ne pas attendre que le ballon arrive dans les pieds – il suffit d’écarter sur les côtés  afin d’étirer une défense regroupée en son axe central – il suffit de faire des changements plus rapidement, afin de mettre de la vitesse et de la percussion dans l’équipe.  Cette seconde période était tellement lamentable, que les supporters ont senti le besoin d’exprimer leur mécontentement. Est ce que le fait d’être supporter, nous donne le seul droit de fermer notre gueule ?  Si c’est le message que l’on tient à nous faire passer, c’est peine perdue !

Au cours de la première période, les Dijonnais ont dominé les débats sans être réellement dangereux. Aucun tir au but, un seul petit centre, voire deux, qui n’ont jamais trouvés preneur. Aucune action dangereuse sur le but du portier adverse, qui a passé une soirée bien tranquille, avant de se trouer en fin de rencontre. Quant à la seconde période, c’est une parodie de football que nous ont offert nos favoris. On s’est fait chier à mourir, et ce sont les visiteurs qui ouvrent le score sur un pénalty plus que généreux. On a le droit de s’attendre à un sentiment de révolte, que nenni…. au contraire, On tombe dans une monotonie à endormir 3 000 personnes comme une seul homme. A la pointe de l’attaque, Remy a complètement disparu de la circulation. Pierre, quand à lui, il y a bien longtemps qu’il n’est plus concerné par son sujet. Au milieu, Désiré semble perdu au milieu de ce grand rectangle vert, et ne s’est plus quoi faire avec un ballon qui brule les pieds. David n’arrive plus à mettre le pied sur le ballon, et accumule les passes à l’adversaire. Eric n’arrive pas à donner du rythme au jeu, et manque cruellement d’inspiration. Heureusement que nous pouvons compter sur l’engagement des défenseurs, qui ont été les seuls hommes du match à se sortir de ce naufrage, avant que les remplaçant viennent faire la différence.

Les remplaçants nous font gagner le match.

Faruk se décide, ENFIN, de mettre du sang neuf dans ce 11 Dijonnais, qui perd pied petit à petit, sans donner l’impression de pouvoir s’en sortir. Avec les entrées de Mathieu Robail- Helder Esteves et Hervé Batomenila, c’est un tout autre spectacle qui s’offre à nous. Mathieu et Hervé apportent de la percussion sur les cotés, et viennent inquiéter les défenseurs adverses. Balle au pied, ils n’hésitent pas à venir provoquer l’adversaire, et leurs centres apportent le danger sur le but adverse. Helder a réussi une rentrée interessante, et se démène sur tout le front de l’attaque. Il a rapidement fait oublier un Pierre Aubameyang complètement transparent. Grace à l’engagement et à la volonté de ces 3 joueurs, le DFCO revient à la hauteur de son adversaire, avant de prendre définitivement l’avantage grace à un but, tout en finesse, d’un Eric Carrière enfin retrouvé. Oui, on peut remercier les remplaçants qui ont, certainement, permi au DFCO de sauver sa saison. En cas de défaite, on ose même pas imaginer ce qui aurait pu se passer en coulisse…

Malgré nos coups de gueule, nous serons présents pour la réception d’Ajaccio, et on attend une révolte de la part de nos protégés. ON espère simplement que coach Faruk aura su tirer les enseignements de ce DFCO/AMIENS, perturbé par une disposition tactique plus que critiquable. Les joueurs doivent se remettre en question, et se mettre face à la réalité, mais coach Faruk ne doit pas se sentir au dessus de la mélée. Il a très certainement sa part de responsabilité devant un tel naufrage collectif.

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