Eric Carrière a mis son équipe sur la voie du succès.
Le DFCO reste sur 5 performances moyennes à domicile. Ce match face à Bastia doit permettre de se rassurer, et retrouver la confiance nécessaire pour bien négocier le sprint final. Un seul mot d’ordre » Jouer « . Un seul objectif, » La Victoire « . Mais si ça semble facile dans le texte, le terrain reste une toute autre épreuve.
Il est 19 heures, nous sommes à la sortie du tunnel. Le coach vient de donner la compo de l’équipe. Par dessus l’épaule du journaliste, on regarde le nom du gardien. Nous n’allons pas cacher notre préférence pour Florent Perraud, et nous sommes heureux de voir son nom sur la feuille de match. Puis, un rapide coup d’oeil sur les attaquants, pour s’apercevoir que le duo Ribas/Aubameyang est aligné dès le départ. Avec Eric Carrière et Mathieu Robail, le DFCO évolue avec 4 joueurs à vocation offensive. Le ton est donné, La victoire est impérative et le coach s’en donne les moyens.
Diminués par 5 titulaires absents, les visiteurs vont faire illusion pendant 20 minutes, avant de rentrer dans le rang et subir la domination Dijonnaise. En début de rencontre, Florent doit s’imposer avec une sortie courageuse dans les pieds de l’attaquant. Puis, sur un coup franc aux 20 mètres, il se couche au ras de son poteau pour pousser le ballon en corner. Les visiteurs se montrent dangereux, mais le dernier rampart Dijonnais ne veut pas céder.
Par de grands gestes, coach Faruk demande à son équipe de ne pas subir, et les incite à jouer beaucoup plus haut. » Nous avons mal débuté la rencontre, mais le premier but nous a fait le plus grand bien » dixit Eric Carrière au micro de RMC. En effet, passée la période de domination Bastiaise, le DFCO remet le pied sur le ballon, pour ne plus jamais l’enlever.
Sur un contre rapidement mené, Eric Carrière se trouve en position idéale sur le côté gauche. Malheureusement, son centre est contré inextremis par un défenseur revenu en catastrophe. Dommage, car au centre le duo Ribas / Aubameyang attendait l’offrande du meneur de jeu. Le DFCO continue de pousser, bien aidé par les supporters qui sentent que les visiteurs sont sur le point de craquer.
Le DFCO ouvre le score par son meneur de jeu.
Sur une passe malicieuse de David Linarès, la défense Bastaise joue mal le hors jeu. Pierre Aubameyang et Eric Carrière se retrouvent seuls face au portier adverse. D’un plat du pied parfait, Eric ne manque pas l’occasion d’ouvrir le score. Un but qui va faire le plus grand bien au meneur de jeu Dijonnais, auteur d’une bonne prestation. Discret dans la vie, sa joie reste mesurée. Mais l’essentiel est fait, le DFCO mène au score pour le plus grand plaisir des supporters.
La seconde période reste sous l’emprise des joueurs locaux. Quelques coups de pied arrêtés mal négociés, ne permettent pas de prendre le large. Le DFCO ne relache pas la pression, et va parvenir à se mettre à l’abri. Le remuant Pierre Aubameyang met le turbo sur son côté droit, et enrhume son défenseur. Sa pointe de vitesse, digne d’une audi S8, fait exploser l’équipe Bastiaise. Son centre puissant devant le but, est poussé au fond des filets par un défenseur adverse, bien aidé en cela par la pression de Ribas et Carrière.
A 2 / 0, coach Faruk procède à quelques changements. La rentrée de Steph Mangione apporte un brin de folie sur le côté gauche, mais il est encore loin de son meilleur niveau. Il lui reste encore une dizaine de matchs pour retrouver de meilleurs sensations, mais on peut compter sur lui pour ne rien lacher. Florent Perraud se fait plaisir en repoussant les timides attaques adverses. Ses sorties aériennes enlèvent le peu d’espoir qui reste aux visiteurs. Sa copie est parfaite, et il vient de postuler comme le véritable titulaire à ce poste.
Le match se termine sur se score de 2 /0 en faveur de nos favoris. En plus des 3 points si importants, le DFCO est parvenu à conserver sa cage inviolée. Tout ceci est de bonne augure, avant de se rendre à Chateauroux qui lutte pour ne pas descendre. 1 point, ramené de ce voyage, serait synonyme de maintien pour nos couleurs. Avec 9 points d’avance à 9 journées de la fin, on voit mal comment les Castelleroussins pourraient revenir sur les Dijonnais.
Et pour terminer, nous retiendrons la belle prestation de toute l’équipe. Tous les joueurs étaient concernés par ce match, au résultat si important pour la suite de ce championnat. Eric Carrière n’a pas ménagé ses efforts, taclant même défensivement quand c’était nécessaire. Les latéraux Bato et Jarjat ont proposé du jeu dans les couloirs. D’ailleurs, Hervé Batoménila s’impose comme le véritable « chouchou » du public. Sa puissance et son explosivité font l’unanimité dans les tribunes. Voila le joueur qu’il convient de conserver dans l’effectif, si l’on veut continuer notre marche vers l’élite. A la pointe de l’attaque, Sebastian Ribas a pris tous les ballons de la tête, et il ne s’est pas laissé impressionné par les rugueux défenseurs Bastiais. Le » Ptit Pierrot » à mis la migraine à ses adversaires directs, et a été à l’origine de tous les bons coups Dijonnais. On se dit que lorsque ce joueur aura pris de la maturité et de l’expérience, il deviendra un attaquant très recherché. Il lui manque encore ce petit peu de malice et de roublardise, qui transforme un bon attaquant, en un attaquant redoutable. N’oublions pas qu’il n’a qu’une vingtaine d’années, et il a tout l’avenir devant lui pour exploser au plus haut niveau. ( tu vois mon bon Parfait, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…) Quant à David Linarès, il a fait preuve de tout son talent, pour mettre ses partenaires sur la voie du succès. Présent aux 4 coins du terrain, il a récupéré un grand nombre de ballons. Discret mais au combien efficace, il fait partie de ces joueurs incontournables au bon fonctionnement de la maison rouge. QUant à Anthony Vosahlo, plus besoin de souligner ses performances, tellement ce joueurs semble à l’aise en charnière centrale.
Après 5 matchs bien compliqués, le public a enfin retrouvée une équipe qui n’a rien laché pendant 90 minutes. Le bleu de chauffe était de sortie, et on espère que ce n’est pas qu’un simple feu de paille. On attend la suite avec impatience. On espère vibrer avec nos favoris, lors des réceptions de Sedan et Vannes. Quoi qu’il en soit, le public était heureux et c’est sous les » Merci Dijon » que les supporters quittent le parc des Sports. De son côté, JMC peut regagner la capitale avec soulagement…. Ses ptits gars lui ont fait plaisir, et il peut partir heureux. Son déplacement est récompensé par une belle et précieuse Victoire.

ON FAIT QUOI MAINTENANT?