Eric Carrière offre la victoire Dijonnaise.
On sait que cette équipe ne voyage pas bien, et son maintien passe par des victoires à domicile. Il faut profiter de ce match, face à Sedan, pour prendre les 3 points, et se rassurer avant d’affronter le sprint final.
la composition de l’équipe est une première indication : 4 joueurs à vocation offensive pour aller perturber l’arrière garde Sedanaise. Robail - Carrière et Aubameyang à la maneouvre, pour alimenter l’attaquant de pointe Souyeux, préféré à Ribas . On se prive d’un récupérateur, et on joue uniquement avec Linarès et Périatambée, ce qui donne plus de vitesse au jeu Dijonnais, et plus de solutions au porteur du ballon.
L’effet est immédiat. Le DFCO est maître du ballon, et ne laisse que des miettes à son adversaire. Les locaux dominent largement les débats, et se créent quelques occasions dangereuses. Sur un centre parfat de Jarjat, Souyeux fait l’appui de trop, et n’arrive pas à catapulter le ballon au fond des filets. Puis c’est au tour de Périatambée de placer une tête au dessus de la transversale, alors qu’il se trouve en position idéale de marquer. Il y a également de nombreux coups de pied arrêtés, pourtant intéressants à jouer, mais toujours aussi mal négociés.
Eric Carrière trouve l’ouverture.
A force d’insister, le DFCO est récompensé. Le meneur de jeu Dijonnais se voit offrir un coup franc à l’angle des 18 mètres. Malheureusement, nos favoris ne sont pas très en réussite sur ce genre d’exercice, et une fois de plus, le résultat laisse à désirer. Sur le pressing DIjonnais, le ballon est vite récupéré et revient dans le pieds d’Eric Carrière. Pas de solution à droite, pas de solution à gauche, alors il décide d’y aller tout seul. Un drible, puis un second pour s’ouvrir l’ange le tir, et la frappe enroulée du petit meneur de jeu Dijonnais, va se loger dans le petit filet opposé.
La pause est sifflé sur ce score de 1 / 0. C’est le minimum syndical pour des visiteurs, complètement dépassés par des Dijonnais enthousiastes. La seconde période est la copie parfaite de la première. Dijon domine les débats, mais pêche cruellement dans la finition. A plusieurs reprises, le DFCO a les moyens de tuer le match, et se mettre définitivement à l’abri d’un éventuel retour. Malheureusement, nos protégés font preuve d’une trop grande maladresse dans la dernière passe, dans le dernier geste pour arriver à conclure une domination écrasante.
Robail dans une position idéale, voit sa reprise repoussée par le portier visiteur. Ribas n’arrive pas à attraper le cadre, et voit sa reprise de la tête passée au dessus de la transversale. Aubameyang idéalement placé sur un centre en retrait, place le ballon hors du cadre, alors qu’il se trouve à 6 mètres du but. Voila un trop grand nombre d’occasions manquées, et n’arrive pas à comprendre comment un DFCO autant dominateur, n’arrive pas à tuer un match, pourtant à sa portée.
Dans les buts Dijonnais, Perraud passe une soirée relativement tranquille, et réussi parfaitement le peu de travail qu’il a à effectuer. Il a envie de sentir le ballon dans les gants, alors il s’offre une petite horizontale pour la photo. Toujours cette difficulté de rester concentré, alors que l’on a très peu de ballons à négocier. Ses coéquipiers veillent, et Sedan n’arrive pas à s’approcher de son but. Le public n’est pas totalement rassuré, et laisse éclater sa joie au coup de sifflet final. Le DFCO vient de faire le boulot, en prenant les 3 points si précieux pour le maintien.
Si l’on osait noter la prestation Dijonnaise, on mettrait la notre maximale pour l’envie, et l’engagement mis dans les duels. Toute l’équipe a apporté sa pierre à l’édifice, et mérite les félicitation du public. Par contre, on ne mettrait qu’un petit 5/10 pour nos attaquants, en manque total de réussite et d’imagination. L’ensemble reste jeune, perfectible et doit acquérir cette mentalité de tueur. Il faut savoir tuer le match quand l’occasion se présente, et prouver à l’adversaire qu’il n’a aucune chance de revenir dans la partie. C’est, et ça reste le point faible de ce DFCO version 2008/2009… qui avait largement les moyens de lutter pour les premières places, s’il avait su recruter un véritable buteur, avec une plus grande expérience du haut niveau.
Même si toute l’équipe est à féliciter pour ce match sérieux, 2 hommes ont particulièrement marqué les esprits. David Linarès et Désiré Périatambée ont rendu une copie quasi parfaite. L’un a fait taire toutes les critiques, et l’autre a prouvé que le DFCO ne peut pas se passer de sa présence.

ON FAIT QUOI MAINTENANT?