Les supporters sont heureux. Le DFCO vient de signer sa 4è victoire consécutive à Gaston Gérard, sans prendre le moindre but.
En recevant cette équipe Clermontoise, on savait très bien que l’on allait pas recevoir des enfants de coeur. Malheureusement, on a pas été surpris par le comportement, quelques fois à la limite, de ces visiteurs. Dominés techniquement par une équipe DIjonnaise, largement suppérieure, les Clermontois n’ont que leur engagement physique à opposer. Le DFCO s’en accomode, et met la semelle quand c’est nécessaire. D’ailleurs, dans ce registre, il en faut plus pour refroidir les ardeurs d’un Jordan Loties, Monstrueux de puissance. C’est regrettable car il y a des éléments de qualité dans cette équipe, leur permettant d’offrir un tout autre spectacle.
Le DFCO régale son public.
En alignant ce 4 / 4 / 2 , coach Faruk donne le ton de la rencontre. Jouer chez l’adversaire, se créer des occasions, et faire plaisir au public. D’ailleurs, le début de la rencontre est uniquement à l’avantage des locaux, qui mettront 5 minutes pour ouvrir la marque. Sébastian RIbas, lancé sur le côté gauche par Désiré Périatambée, n’a aucun coéquipiers à ses côtés. Très calmement, il conserve le ballon dans les pieds, avant de décaler parfaitement Mathieu Robail, venu lui apporter une solution. Ce dernier reprend le cuir de volée, et le loge au ras du poteau opposé. Le but est magnifique, et récompense l’engagement actuel du » CHti » Dijonnais, qui monte en puissance pour cette fin de saison.
Le DFCO a l’occasion de doubler la mise, lorsque Sébastian Ribas bien lancé par David LInarès, vient défier le portier adverse. Le coup n’est pas facile à négocier, car l’attaquant DIjonnais arrive plein axe, face au gardien bien avancé de sa ligne de but. Pourtant, le geste du buteur Dijonnais est parfait. Il parvient à remporter son duel, mais le ballon ne passe pas du bon côté du poteau, alors que tout le public est debout pour saluer ce second but. Les visiteurs s’en sortent bien, et peuvent remercier » dame chance » de ne pas être menés plus sérieusement au score.
Florent Perraud sort le grand jeu.
Les Clermontois profitent d’une baisse de régime DIjonnaise pour se créer 2 occasions intéressantes. Sur l’une d’elle, Florent Perraud sort dans les pieds de l’attaquant Clermontois, qui tombe dans la surface. Le public retient son souffle, craignant que l’arbitre ne montre le petit point blanc. Au contraire, c’est une faute pour simulation qui sera sifflée, pour le plus grand soulagement de tout un stade. ( c’était limite ) Puis sur l’autre occasion, le portier Dijonnais jaillit comme un fauve sur l’attaquant Clermontois, et repousse sa tentative d’une manière agressive et volontaire. » Ici, c’est moi le Patron « voila le message que tient à envoyer Florent Perraud aux attaquants adverses. D’ailleurs, le public ne se trompe pas, et scande le nom du gardien Dijonnais, qui justifie sa place de numéro 1, qui n’aurait jamais dûe lui être contestée.
Eric Carrière, cet artiste.
En seconde période, Coach Faruk appelle le » Maestro » DIjonnais. Dès lors, c’est toute une équipe qui va monter en puissance. A ses côtés, David Linarès évolue comme un poisson dans l’eau, et prend un énorme plaisir à évoluer à côté d’un tel joueur. Comme par magie, lorsqu’Eric est sur le terrain, tout devient plus facile. Un coup d’oeil à droite, un coup d’oeil à gauche, et voila le jeu qui prend de la vitesse. » Il faut du temps pour s’adapter à ce jeu plus physique que la Ligue 1 » nous avait t’il avoué. Mais depuis plusieurs matchs, il rayonne de toute sa splendeur, et bonifie tous les ballons qui passe dans ses pieds. C’est un véritable régal de l’observer évoluer au milieu de ses partenaires. Eric prend du plaisir, et confirme cet état de fait, en souhaitant prolonger son contrat d’une année supplémentaire avec le DFCO. Ce n’est certainement pas le public DIjonnais qui s’en plaindrait.
Au cours de cette seconde période, les visiteurs vont bien essayer de revenir dans la partie, mais Florent Perraud s’impose avec détermination. Il repousse tous les assauts, et conservera sa cage inviolée. De son côté, le DFCO ne reste pas inactif, et continue d’avancer. Il va se créer 2 occasions énormes, avant de tuer définitivement le suspens. C’est tout d’abord Arnaud Lebrun, auteur d’un raid solitaire sur le côté droit, qui va mettre le feu dans la défense adverse. Malheureusement, son centre trop appuyé ne trouve pas Sébastian Ribas, pourtant esseulé devant le but Clermontois. » J’ai très mal joué le coup. Ce n’était pas un cadeau pour Ribas, j’aurais du assurer ma passe » reconnait le défenseur Dijonnais, à la fin de la rencontre.
Puis, Stéphane Mangione prend de vitesse toute la défense visiteuse. Mais toujours à court de forme, il ne peut pas aller au bout de son action, et préfère décaler Ribas sur le côté gauche. Malheureusement, son » exter » pied gauche est complètement manqué, et finit derrière la ligne de but. Sur cette action, on voit bien que le lutin DIjonais n’est toujours pas revenu dans la compétition. En plein possession de ses moyens, aucun défenseur ne le revoit. Il part tout seul défier le gardien adverse, obsédé par cette envie de pénétrer dans la surface de réparation, qui est son jardin. Personne ne peut lui cet échec, car il compense par cette volonté et ce courage, que tous les observateurs lui reconnaissent.
David Linarès se transforme en buteur.
Puis sur un ballon parfaitement décalé sur le côté gauche, Stéph Mangione se retrouve seul devant le but Clermontois. L’attaquant DIjonnais joue mal le coup, mais récupérère le ballon repoussé par le gardien. Il lève la tête, et dépose un caviar dans la course de David Linarès, qui ne laisse pas passer la chance. Sa reprise de l’intérieur du pied droit fait mouche, pour le plus grand plaisir des 4 300 spectateurs. Le geste semble facile, mais n’oublions pas que l’on joue la 90′, et que David vient de faire une course de 50 mètres, pour donner une solution au porteur du ballon. Voila qui devrait faire envoler les dernières inquiétudes, qui existent encore chez certains spectateurs. David a un talent à la hauteur de sa discrétion, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, il fait partie des joueurs qui ont les meilleurs résultats physiques. C’est un Grand joueur et un Grand Monsieur, qui mérite tout notre respect et notre admiration.
Le public se lève pour remercier et féliciter ses favoris. Une fois de plus, le DFCO a fait le boulot et a régalé son public. Depuis les matchs retours, le DFCO occupe la 1ère place du classement à domicile. Voila qui confirme les réelles capacités de cette équipe. Coach Faruk l’avait annoncé en début de saison : » j’ai une équipe pour finir entre la 5è et la 8è place » Manifestement, il connaît bien son équipe, et l’objectif fixé est sur le point d’être atteint. Après avoir sauvé le DFCO d’une mort certaine, il le porte vers les sommets… on attend avec impatience la saison prochaine, en espérant que personne ne vienne lui couper la branche sur laquelle il est assis.

ON FAIT QUOI MAINTENANT?