Le coach Patrice Carteron, ici sous ses couleurs Stéphanoise, à la recherche de la meilleure équipe Dijonnaise.
EN recevant une équipe d’Alger qui vient de prendre une valise face à Tours, on s’attend à voir quelques buts du côté Dijonnais. Autant le dire immédiatement, nous sommes restés sur notre faim. Certes, l’équipe est en plein rodage, mais des lacunes aussi bien en attaque qu’en défense centrale, apportent déjà quelques inquiétudes. Malgré tout, nous avons assité à un match agréable, avec l’entrée en jeu d’un jeune joueur bourré de culot, et qui ne manque pas d’audace.
La composition de la première période semble correspondre à l’équipe type. Si Bato ou Lebrun s’imposent sur leur coté droit, on ne peut pas en dire autant pour Boateng, qui n’a pas encore les reflexes d’un véritable défenseur latéral. Avec la blessure de El Bebri, il doit jouer le pompier de service, mais espérons que cette absence soit de très courte durée car notre Ami Vosahlo ne semble plus être dans les papiers du coach.
Le milieu composé de Periatambee, M Vila, Carrière et Isabey ne souffre d’aucune contestation. Les 2 ex pensionnaires de Ligue 1 se sont imposés comme les véritables patrons de cette équipe. Ils laissent beaucoup d’espoirs pour l’avenir proche. Voir évoluer Carrière et Isabey sous le maillot Dijonnais, c’est un vériable régal pour le public Dijonnais. Ces 2 compères vont régaler le Parc des Sports, car ils ont déjà fait preuve d’une technique et d’une intelligence de jeu remarquables. Avec l’apport de Stéph Morisot et David Linarès, le DFCO est bien armé dans ce secteur de jeu.
En attaque, le duo Ribas – Mandane n’a pas réussi à s’imposer. Face à une défense rugueuse et accrocheuse, ils n’ont jamais réussi à faire la différence. Ribas a bien réussi à ouvrir le score sur un cafouillage dans la surface, mais le reste du temps, il est resté bien discret. Christophe Mandane, sur son coté, il a bien essayé quelques débordements, mais l’efficacité n’était pas encore au rendez vous. Il reste encore beaucoup de travail pour faire la différence, et mettre ses coéquipiers sur orbite. S’ils veulent s’imposer comme des titulaires indiscutables, il va vraiment falloir qu’ils augmentent leurs volumes de jeu.
Puis, au bout de 60 minutes, le coach DIjonnais procède à 7 changements. Immédiatement, 2 joueurs sortent du lot, et se font immédiatment remarquer. Tout d’abord, Berenguer qui laisse entrevoir de très belles possibilités. Tel un pitbull, il ne laisse aucun centimètre à son adversaire, et frappe déjà à la porte des titulaires. Puis, le public s’est régalé avec une petite pépite tombée de Pacy. Le jeune Touti, surnomé Mamour à Pacy, a fait preuve d’un culot et d’une audace incroyables. Il a ce talent, devenu si rare dans le football moderne. Sur un coup de patte, il arrive à enrhumer 2 adversaires. Il n’hésite pas à aller défier son adversaire par des dribles courts et très rapides. Il aime aller provoquer la défense adverse, et on avait oublié que ce genre de joueur pouvait encore exister… espérons qu’on le laisse s’exprimer comme il est, avec ses défauts et ses qualités. Le football a besoin de ce genre d’artiste pour exister. Toute modestie gardée, on peut dire qu’il y a du Ribéry dans ce Touati, et nous avons hate de le revoir. Le jour ou ça va bouger autour de lui, on a pas fini de se régaler.
Par contre, que ce soit Steph Mangione ou l’ex Auxerrois Kitambala, ils n’ont pas réussi grand chose et leur match est à oublier très rapidement. Le petit lutin Dijonnais n’était pas en réussite, quant au nouvel arrivé, il est passé complètement au travers de son match. Tout comme RIbas, il a été muselé par une charnière centrale très rugueuse. Par contre, le jeune Belvito est à créditer d’une rentrée interessante. Auteur du second but, sur une frappe sèche et puissante, il a offert la victoire aux Dijonnais et fait taire, par la même occasion, les insultes ridicules qui tombaient du public visiteur.
Quant à Steph Morisot, on le préfère devant la défense centrale. Aux cotés d’Alexis Zywiecki, on ne peut pas dire que ce soit l’assurance tout risque. Manifestement, ce n’est pas la place où il se semble le plus à son avantage. A l’heure actuelle, il est très urgent de trouver un défenseur central de métier. Le DFCO ne peut pas se priver de ce genre de recrue, sous peine de courir à la catastrophe.
En résumé, certains joueurs sont indiscutables ( Maliki Lebrun Zywiecki Isabey Carrière Linarès Periatambee ) d’autres sont très prometteurs ( M Vila Belvito Berenguer Touati ) d’autres doivent se faire plus violence ( Ribas Mandanne Goulard Mangione Kitambala ) et d’autres doivent trouver leur poste de prédilection ( Boateng Morisot ) Mais d’une manière générale, on peut raisonnablement penser que le cru Dijonnais 2009/2010 devrait avoir fière allure.

ON FAIT QUOI MAINTENANT?