RIBAS / MANDANNE : le duo gagnant du DFCO.
Hitchcock, pourtant jamais en manque d’imagination, n’aurait jamais écrit un tel scénario. Pourtant, les Dijonnais l’ont joué devant un public qui s’est enfin laché. Menés 4 / 2 sur notre pelouse, qui aurait pu imaginer, une seule seconde, une fin de rencontre aussi palpitante. Certainement pas les spectateurs qui ont quitté le stade avant la fin du match, ni ce pauvre Bijotat, qui ne s’est toujours pas remis de ce renversement de situation.
Dijon dégaine le premier, mais Chateauroux fait la course en tête.
La 1ère occasion est la bonne. On joue, à peine depuis 3 minutes, lorsque Belvito se joue des défenseurs adverses. Il délivre un caviar à Ribas, qui n’a plus qu’à pousser le cuir dans le but vide. Voila » Enfin « le goaléador DIjonnais libéré de cette chape de plomb. Muet depuis quelques matchs, il claque sur son premier ballon, ce qui va le mettre en confiance pour le reste de la partie. Nos 2 attaquants du soir, Belvito et Ribas se démènent comme des morts de faim. Ils continuent d’imprégner du rythme, et se procurent 3 oaccasions de but. Malheureusement, ni l’un ni l’autre, n’arrive à trouver le cadre. Voila le genre d’occasion qu’il ne faut pas manquer, sous peine de se faire punir…
Les visiteurs sortent la tête de l’eau, et on comprend mieux pourquoi cette équipe, est à l’aise loin de ses bases. Dès qu’ils récupérent le ballon, ça gicle vite vers l’avant, en occupant bien les côtés. On joue la 20′, lorsqu’ils obtiennent un coup franc à 25 mètres. C’est sévère car la faute de Boateng est loin d’être évidente. Grandel n’a pas fini de placer son mur, lorsque Grange commence sa course d’élan. Le temps de revenir au milieu de son but, Grandel n’est pas sur ses appuis, et le ballon se loge dans la lunette. Manifestement, sur cette égalisation, il y a eu un problème de communication entre le portier Dijonnais et la base de son mur. Toujours est il que voila les 2 équipes à égalité.
Sur l’engagement, les visiteurs pressent une équipe Dijonnaise encore sous le coup de cette égalisation. Ribas perd le ballon dans son camps, l’adversaire en hérite sur le coté droit. Son centre, au premier poteau, est coupé par Buengo, et voila Grandel qui s’incline pour la deuxième fois en 2 minutes. Le but est superbe, et on voit tout le travail qu’il reste à accomplir, à Zarour et Zywiecki, pour contenir un attaquant aussi vif et puissant. » Premier poteau, Premier servi » voila un dicton qu prend tout son sens… Le doute s’installe dans le camp Dijonnais, qui perd petit à petit son football. Le DFCO souffre, à l’image d’un Touati bien loin de son meilleur niveau. La domination est Casteleroussine. Les visiteurs sont les premiers sur le ballon, et ils ne vont pas tarder à être récompensés. Sur un centre sortant du très bon Henri Bedimo, la défense Dijonnaise est curieusement absente, mais pas le remuant titi Buengo, qui bat Grandel d’une magnifique reprise de la tête au second poteau. On joue la 40′ minute, lorsque Buengo réalise un doublé, aux yeux et à la barbe de la défénse centrale Dijonnaise, pas exempte de tout reproche.
3 / 1 à la pause pour les visiteurs, le public gronde. » Carteron Démission » Merci Président ‘ » ou encore » Faruk Faruk » accompagnent la rentrée des joueurs aux vestiaires. Ca peut paraître sévère, mais comment empêcher le public de manifester sa colère, devant ce score aussi désolant, qu’inquiétant. Comportemt à la fois critiquable et légitime.. à chacun d’entre nous de choisir le camp, qui correspond le mieux à son état d’esprit. Toujours est il que la réaction du public, aura le mérite de faire souffler un vent de révolte sur Gaston Gérard. Nos favoris sont touchés dans leur orgueil, et ils vont tout donner pour protéger la tête de leur coach. C’est avec un tout autre état d’esprit, qu’ils reviennent jouer cette seconde période. Si les sifflets ont permis ce changement de comportement, alors un grand merci à tous les grognonts…dont votre serviteur faisait partie.
A la reprise, Mandane remplace Touati, auteur d’une rentrée bien timide. Dès lors, nous allons assister à un tout autre spectacle. Nos favoris se jettent dans la bataille comme des morts de faim. Ils obtiennent un coup franc, plein axe, sur la ligne des 20 mètres . Ribas ne laisse le soin à personne de se charger de la sentence. Sa frappe puissante est déviée par le mur, et prend Fernandez à contre pieds. A 3 / 2, on sent que le DFCO peut revenir à la hauteur des visiteurs. Malheureusement, ils se découvrent, et le contre Casteleroussin est fatal. Bédimo, seul dans la surface, se joue des 3 défenseurs Dijonnais (Lebrun, Zarour et Zywiecki). Son crochet est ravageur, et la frappe qui s’en suit laisse Grandel sans réaction. Au plus fort de la domination Dijonnaise, voila les Berrichons qui reprennent 2 buts d’avance. C’est injuste, mais la révolte de nos protégès sera terrible.
4 / 2 pour les visiteurs, mais aussi étrange que ça puisse paraître, le public ne réclame plus la tête de qui que ce soit. Bien au contraire, les supporters Dijonnais restent persuadés que tout reste encore possible. Chateauroux montre des signes inquiétants de fatigue et de fébrilité. Il reste encore 30 minutes à jouer, et le 12è homme, sous la grosse impulsion de la jeune garde Téméraire, n’a pas encore jeté l’éponge. Bien leur en a pris, car à la 75′, Mandanne prend de vitesse son défenseur, et place une mine sous la barre de Fernandez. Le ballon est légèrement dévié, et voila le DFCO qui revient à 4 / 3. A ce moment de la partie, le pauvre Fernandez ne sait pas encore, qu’il va être l’acteur principal d’un scénario complètement » ouf « .
Une minute avant le but de Mandane, Carteron avait lancé Kitambala à la place de Boateng, auteur d’un grand match. Coaching gagnant diront certains, mais le DFCO n’a pas d’autres choix que celui de se livrer complètement. Le » tout attaque » devient le mot d’ordre pour cette fin de rencontre. Le trio Mandane – Ribas – Kitambala met le feu au parc des sports, et fait lever la tribune Nord, qui rugit de plaisir. Le match devient complètement fou. Oubliées les consignes, il n’y a plus aucun schéma tactique sur le terrain. Seul l’engagement l’emporte. Il est impératif de gagner les duels, et mettre la pression sur le but adverse. Dans ce registre, nos favoris ne sont pas les plus mauvais. Ils se font violence, sous les encouragements de leur coach, qui sort de son banc un petit peu plus qu’à l’accoutumé. Il sent qu’il y a un gros coup à réaliser ce soir, et il tient à participer à la fête.
Le public est debout, les supporters poussent.
A 10 minutes de la fin, on obtient un coup franc idéalement placé aux abords de la surface, sur le côté gauche. Le défenseur Casteleroussin est fou de rage, tout comme Fernandez, qui se verront adresser un carton jaune de circonstance. Pendant que Fernandez gueule sur l’arbitre, il sort complètement de son match, et il va le payer très cher. Sur le coup de pied arrété, Kitambala devance sa sortie, et d’une superbe reprise de la tête, ramène le DFCO à égalité. Fernandez continue de crier sa colère, mais le but est validé par l’homme en noir et le match est complètement relancé. Bijotat se croit victime d’une injustice et pête les plombs. Sur ordre de L’arbitre, il finira la rencontre depuis la tribune. On vous l’a dit, » Ce match est devenu complètement fou » mais le meilleur reste à venir.
4 / 4, et il reste encore 10 minutes pour réaliser l’exploit. Le public l’a compris, et tout particulièrement la tribune Nord, qui se lève comme un seul homme. L’entente entre les Dog’s et les Téméraires rappelle la folle soirée Sochalienne. Les choristes sont à l’unisson, entraînant dans leurs folies toute une tribune qui pousse derrière son équipe. Chateauroux tremble, plie mais reste encore debout. On joue la 93′, lorsque Mandanne est lancé plein axe. Il s’arrache pour passer devant son défenseur, mais il est fauché par la moissonneuse Fernandez. Sous l’impulsion du public qui hurle sa colère, l’arbitre semble hésiter, mais finit par montrer le petit point blanc. On vous laisse imaginer le comportement de toute l’équipe Berrichonne. Même Bijotat redescend des tribunes, se sentant victime d’une grosse injustice. Le président du DFCO ne s’en laisse pas compter. Il en fait de même, et c’est du bord du terrain que tout ce monde finira la partie. Si le spectacle dépasse les limites du terrain, la balle de match est entre les mains de Sébastian Ribas. Du courage, il en faut pour aller frapper ce pénalty. Mais Dijon a retrouvé son goaléador, et il va prendre ses responsabilités. Les 3 points, si précieux, sont au bout de son pied. Il se doit de mettre le cuir au fond. Tout le stade est debout, et retient son souffle. Certains préfèrent ne pas regarder, alors que d’autres s’enlacent pour mieux vivre l’évènement. Cinq pas d’élan, et » PAN » la frappe aussi violente que précise, délivre un parc des sports en folie. RIBAS et ses coéquipiers viennent de réaliser l’impossible, revenir du diable vauvert, et prendre l’avantage devant un public admiratif, et tout acquis à la cause du DFCO.
C’est incroyable ! Alors que l’on croit la victoire acquise, les visiteurs obtiennent un dernier coup franc, à 20 mètres face au but de Grandel. Ce n’est pas possible, le DFCO ne peut pas laisser échapper cette victoire. Nos favoris ont tellement donné pour revenir, qu’il serait injuste que ces 3 points s’envolent sur le fil. Le coup franc est bien frappé, la balle contourne le mur rouge, et prend le chemin des filets. Les visiteurs vont égaliser, mais c’est sans compter sur la volonté de Franck Grandel. Ce dernier se jette au ras de son poteau, et repousse la dernière tentative Casteleroussine.
Tout le stade avait retenu son souffle, mais peut maintenant laissé éclater sa joie. L’arbitre siffle la fin de la rencontre sur ce score incroyable de 5 / 4 pour le DFCO. Les joueurs sont fous de joie, ils viennent d’écrire une belle page du football Dijonnais. Conscients du rôle joué par leurs supporters, ils viennent au pied de la tribune Nord pour les saluer et les remercier. » Ensemble Pour Vaincre » raisonne sur Gaston Gérard, lorsque le bon Toni, avec son micro, laisse éclater sa joie. Au milieu des supporters, il se rappele le bon vieux temps où il donnait le « la « depuis la tribune Est. Oui, les joueurs ont été chahutés, mais les supporters sont restés fidèles jusqu’à la dernière minute.
Heureusement que le sport nous permet de vivre de telles émotions, et de telles soirées. Un grand MERCI à toute l’équipe, et surtout à la JEUNE GARDE TEMERAIRE, chahutée par Alexis Zywiecki dont nous reviendrons lors d’un tout prochain édito. Son comportement est inadmissible, surtout qu’il s’est complètement trompé de cible. Nous aurons tout le loisir d’en reparler… Pour l’instant, sachons apprécier ces moments de folie, en espérant que ce ne soit pas qu’un simple de paille, resté sans lendemain.

ON FAIT QUOI MAINTENANT?