Les écharpes des Téméraires côtoient celles de l’EAG.
Le DFCO revient avec un bon point du Havre, et retrouve son public pour un match, oh combien important. Ne nous trompons pas, de l’avenir des 2 clubs, dépend le résultat de cette rencontre. Si les Bretons s’imposent, la pression retombent sur les épaules Dijonnaises. Si les Dijonnais s’imposent, c’est pratiquement la fin de tous les espoirs de maintien pour les visiteurs. Voila, certainement, le premier tournant de cette saison, en attendant le futur déplacement Castelleroussin. Devant l’urgence, nos favoris sauront ils réagir ?
Ce match fait naître l’effervescence à la brasserie bar » Le Saint à Pots « . La semaine est chargée pour notre bon Jean Phiphi, propriétaire de lieux et ancien sponsor de l’EAG, durant son passage en terre Bretonne. Durant toute la saison, les écharpes de L’EAG, fièrement installées au mur, font face à celles des Téméraires. La pression monte, et il doit essuyer la provocation des supporters Dijonnais, qui attendent toujours cette rencontre avec impatience. Autour du petit café du matin, chacun y va de son pronostic et de ses commentaires. » On va te mettre une fessée » – » on va vous aider à rejoindre le national » répliquent les » vous jouez sans attaquants » – » vous avez les pieds carrés « et tout ceci dans la bonne humeur et la convivialité, qui collent à ce lieu de rassemblement des téméraires et des supporters du DFCO. C’est le derby des habitués de ce point de rencontre des téméraires, et on l’attend toujours avec une pointe de fierté. Certes, rien à voir avec les PSG/OM ou OL/Sainté, ce qui nous différencie est la grande Amitié qui nous rassemble autour du ballon rond. D’autres visiteurs ne se mouillent pas, et pronostiquent un bon bieux 0 / 0, entre 2 équipes qui ont perdu leur football. Toutefois, cette année, c’est le match à ne pas perdre. Conscient du problème, Jean Phiphi a déjà acheté de nombreuses places pour inviter ses amis Dijonnais…. Eh oui, la fête a déjà commencé au » Saint à Pots Brasserie-Bar « où l’on vous attend nombreux le lendemain de ce match, pour partager le verre de l’amitié. S’il vous reste quelques kleenex, apportez les car Jean Phiphi pourrait en avoir besoin…..
Le DFCO doit réagir et se rassurer.
Si les Dijonnais veulent se mettre à l’abri, de nombreux joueurs doivent augmenter leurs volumes de jeu. Il faut oublier la fatigue, et se mettre chiffon pour le plus grand bien des coéquipiers. Si les attaquants titulaires ne répondent plus à l’attente du coach, pourquoi ne pas essayer une toute autre solution avec l’appel de joueurs de l »équipe réserve. Il y en a 1 ou 2 qui mettent le nez à la fenêtre, alors donnons leur la chance de s’exprimer. D’une manière ou d’une autre, et avant qu’il ne soit trop tard, il convient de bousculer les titulaires pour les faire réagir. Quant aux joueurs, au passé glorieux, ils ne doivent plus se contenter de jouer sur leur réputation. Soit ils ont encore l’envie de se faire mal pour le club, et dans ce cas il doivent le prouver sur le terrain. Soit ils n’ont plus envie de souffrir, et dans ce cas il faut les laisser à la disposition de Pascal Braud. Il nous reste 11 finales de coupe de France à jouer, et on ne peut compter que sur des guerriers pour réussir l’opération maintien. On pense, tout particulièrement, à Nicolas Belvito, Florin Bérenguer ou encore Charles Boateng, qui n’ont toujours pas eu l’occasion d’exprimer pleinement leurs talents. Ils sont jeunes, talentueux, et ils ont les foumis dans les jambes. Ils n ‘attendent plus qu’un simple signe de la part du coach, pour apporter le meilleur d’eux mêmes sur le terrain. Il faut remettre de l’explosivité en milieu de terrain, et trouver une assise offensive plus solide. Alors coach, on prend des risques, où on continue dans la médiocrité offensive actuelle.
7 matchs sans victoire à domicile, avec uniquement 3 petits buts. Un spectacle qui frôle le néant, voire le ridicule. Un public qui déserte le parc des sports. Une ambiance qui retombe comme un soufflet. Il est grand temps que ça change. Notre patience est sans limites, mais devons nous nous contenter de ces résultats ? On nous avait promis un feu d’artifice pour cette saison, mais les pétards sont mouillés. On nous avait promis de lutter avec les meilleurs, et on souffre pour se maintenir. Oublions les beaux discours et le satisfécit du maître, place aux actes maintenant.

ON FAIT QUOI MAINTENANT?