Merci Chaher
Face à Guingamp, on se contente des 3 points, mais c’est déçus et inquiets que les supporters quittent la tribune. La conclusion est unanime, l’essentiel est fait. le plus important est bel et bien de prendre les 3 points, et placer l’adversaire du soir à 6 points, voire 7 avec le goal-avérage. Mais pour le reste, il n’y a vraiment pas grand chose à conserver. On assiste vraiment à un match de mal-classés, et on comprend pourquoi les 2 équipes occupent les dernières places.
Mêmes les visiteurs, au demeurant très mauvais, relèvent la faiblesse de l’équipe Dijonnaise. » On a perdu face à plus faibles que nous » voila comment l’adversaire du soir résume cette rencontre. Force est de reconnaître que nous avons assité à un match de niveau de CFA voire CFA2, tellement la prestation des 22 acteurs était triste à mourir. En national, aucune de ces 2 équipes se serait susceptible de jouer la montée. Il est urgent de revoir le système mis en place par Patrice Carteron, avant qu’il ne soit trop tard. Cette victoire, à l’arrachée et dans la douleur, est l’arbre qui cache la forêt du néant. Soit le coach est en mesure de proposer autre chose de plus audacieux et courageux, soit il faut se cotiser pour lui offrir le ticket de train retour pour Cannes. Notre patience atteint ses limites, car nous sommes en droit d’exiger autre chose, que ces parodies de football que nous voyons à Gaston Gérard.
La défense à 5 n’a plus lieu d’être, car elle pénalise l’équipe et le jeu. Les latéraux ne font plus la différence, et n’apportent plus le surnombre sur les phases offensives. De plus, cette défense joue beaucout trop bas, et oblige les milieux à multiplier les efforts pour contrer l’adversaire. Pourquoi ne pas remplacer, plus tôt, El Beckri par Bru pour renforcer le milieu et mieux tenir le ballon. D’ailleurs, on a senti la différence de rythme, dès que le coach a changer sa disposition tactique, indigne d’un match joué à domicile. Quant aux 2 attaquants, il sont aux abonnés absents depuis la sortie de l’été. Ribas ne trouve plus le cadre, et semble perdu sur le terrain. Quant à Kitambala, il traine encore son vrai/faux départ pour Arles-Avignon. Ils font pitié à voir, et on se demande pourquoi le coach persiste dans une composition qui ne tient plus la route.
Pourquoi se priver des services de Belvito à la pointe de l’attaque. Pourquoi se priver des services de Bru et Bérenguer au milieu de terrain. Ces jeunes ont besoin de temps de jeu pour prouver qu’ils ont le niveau pour rivaliser avec les titulaires actuels. Malgré les prestations correctes des » Papys » Carrière, I sabey et Linarès, on voit bien qu’ils ont du mal à accélérer et donner du rytme. Ils se régalent lorsqu’ils se trouvent dans le petit périmètre et dans le jeu court. Par contre, ils souffrent davantage lorsqu’il faut allonger le jeu, ou faire la différence sur une simple accélération. L’expérience ne vaut, que si elle est mélangée à la fougue de la jeunesse, où règne l’explosivité et ce grain de folie qui peut faire la différence.
Engluée mais volontaire, l’équipe Dijonnaise ne doit son salut qu’à la réussite de Chaher Zarour, auteur une fois de plus du but salvateur. Il a réussi ce que Ribas n’est pas parvenu à faire, lorsqu’il réalise l’exploit de placer une reprise de la tête hors cadre, alors qu’il se trouve à 4 mètres de la ligne de but. Pourtant, on ne peut pas lui reprocher de ne pas se battre. Il bouge beaucoup, défend beaucoup, mais c’est au détriment du rendement offensif. Il se dispèrse beaucoup dans les phases de récupération, et il manque de lucidité et de fraîcheur au moment de conclure. Ses coéquipiers n’arrivent jamais à le trouver dans la profondeur, car il ne cesse de décrocher pour servir de point d’appui pour………….. personne, car il n’y a aucun coéquipier à ses côtés. Voila beaucoup d’efforts pour aucun rendement, mais le coach semble s’en satisfaire, car il persiste dans ce style de jeu et dans cette composition d’équipe.
Côté satisfaction, en dehors de Chaher Zarour, on retiendra le travail de David Linarès. Il a redoublé d’efforts et a quitté la pelouse sur les genoux. Il ne pouvait plus mettre un pied devant l’autre, pour aller saluer les supporters. Nous ne sommes pas obligés d’aimer David, mais une chose est sure, personne ne peut remettre en cause sa mentalité et son professionalisme… Un grand Bonhomme, et un modèle à suivre pour les plus jeunes.

ON FAIT QUOI MAINTENANT?